Qu’est-ce que c’est?

Des idées toutes faites sur lesquelles nous basons notre vie, la plus importante semble bien être l’institution du calendrier grégorien.

On s’intéresse beaucoup à la science de l’espace et pas du tout à la science du temps. Nous savons envoyer des vaisseaux dans l’espace mais nous sommes incapables de profiter de notre temps. Lorsque nous avons du temps libre, nous le prenons comme du temps en « trop » et nous voulons le tuer…
« Tuer le temps »… c’est-à-dire se distraire pour ne pas penser, pour ne pas être ici et maintenant, focaliser son attention sur une distraction extérieure au lieu de méditer, d’entrer à l’intérieur de soi et vivre l’instant présent.Nous touchons-là un domaine profond qui concerne chaque aspect de notre être et détermine notre évolution.

L’espace est de l’ordre physique. En nous limitant à l’espace nous avons naturellement évolué vers une civilisation matérialiste. Le temps, lui, est mental, il est de l’ordre de l’esprit. Quand nous commençons à comprendre la vraie nature du temps, nous entrons dans une nouvelle phase d’évolution mentale et spirituelle.

Dans une société humaine, l’expression de l’ordre du temps se fait par ce que nous appelons un calendrier. Un calendrier est un instrument pour mesurer le temps ; mais pourquoi avons-nous besoin de faire cela? Parce que les humains que nous sommes représentent un maillon important de l’évolution : en intégrant le temps, ce qui était inconscient se fera conscient à travers nous, et le calendrier nous aide dans ce processus.

Chaque créature, qu’elle soit un arbre ou un dauphin, possède à l’intérieur d’elle-même un calendrier qui lui permet de mesurer le temps et d’être en synchronicité avec les rythmes de la nature. L’humain a pour tâche d’aller de l’instinct et de l’inconscient à l’auto-réflexion supra consciente. Dans ce processus, nous avons besoin d’extérioriser, d’exprimer et de voir d’une façon ordonnée la nature et les schémas de nos habitudes, de notre fonctionnement et de notre mémoire pour pouvoir conserver et synchroniser notre forme et notre vie sociale.
Si on prend l’exemple du calendrier grégorien –qui est en réalité celui de l’église catholique romaine–, on verra que chaque jour possède son saint. C’est une façon de conserver un certain type de mémoire pour maintenir une certaine vie sociale.

Mais si l’on observe l’instrument de mesure qu’est le calendrier grégorien, il y a quelque chose qui cloche : ses unités de mesure ne sont pas égales. Si nous utilisons un instrument à mesures inégales, ce que nous allons créer avec sera tordu.
Puisque le temps est mental, le calendrier grégorien que nous utilisons crée en nous un ordre mental et social inégal et tordu. Pas étonnant alors que nous croyons plus au crime qu’à l’utopie : ce calendrier ne peut pas nous mener à l’harmonie.

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Ce point est très important et nous devons  » prendre le temps  » d’y réfléchir profondément pour comprendre réellement ce que cela implique.
En utilisant un standard de mesure du temps inégal, nous programmons cela dans notre esprit et donc dans notre vie sociale. Si l’on crée un ordre social ayant comme fondement l’inégalité, nous ouvrons la porte à la frustration, à la compétition, au manque et à l’insatisfaction permanente, ce qui nous empêche de nous réaliser pleinement.
Aujourd’hui sur cette planète il y a 6 milliards d’êtres humains désynchronisés, dominés par une culture qui utilise un calendrier artificiel qui fausse l’esprit. Cette culture dominante est immergée dans un processus d’actions désynchronisées (dénaturées). On pourrait comparer cela avec le « mouvement brownien  » que l’on connaît en chimie, un état où toutes les particules sont très agitées mais ne créent aucune forme ordonnée.
Ainsi avons-nous 6 milliards d’humains agités qui ne peuvent créer une forme unifiée, consistante, ordonnée, et surtout qui les satisfasse. Nous sommes comme de petits filaments de fer qui s’agitent, et la Loi du Temps est l’aimant qui va nous unifier et nous ordonner.

Voici un exemple de calendrier harmonieux :

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Bien sûr, vu que nous sommes très conditionnés par notre calendrier grégorien et par notre concept limité du temps, on peut trouver cela étrange au premier abord. Mais si nous l’observons attentivement, nous découvrons que ses mesures sont harmonieuses. Lorsque nous parlons d’un outil, nous parlons de son utilité, de ses fonctions. Les véritables fonctions du calendrier sont : rendre compte des relations entre les cycles humains, les cycles de la Terre, de la Lune, du Soleil et de la Galaxie. Rendre compte de l’environnement complet dans lequel nous évoluons. Car non seulement le calendrier permet de séquencer le temps pour conserver nos habitudes, nos mémoires et nos structures mentales, mais il permet aussi de nous synchroniser avec les cycles de notre environnement : ceux de la Terre, de la Lune, de notre soleil et de notre galaxie.

Les différents calendriers.
Si nous regardons dans l’encyclopédie britannique au mot calendrier, plus de 80% du sujet décrit le calendrier grégorien. Il y a très peu de références au calendrier maya, pourtant reconnu comme étant le plus sophistiqué. Bien sûr ceci est logique, vu que cette encyclopédie est le fruit de la culture dominante.

Différents types de calendriers furent développés au cours de l’histoire.

Le calendrier lunaire.
Il est basé sur le cycle synodique de la lune, c’est-à-dire telle qu’on la voit depuis la terre, de nouvelle lune à nouvelle lune. Ce cycle est de 29,5 jours. Ce sont les calendriers chinois et musulman…
La lune a aussi un autre cycle, appelé sidéral, vu de l’espace : quand la lune apparaît à un point du ciel et qu’elle y retourne. Ce cycle est de 27,3 jours.
La moyenne de ces deux cycles lunaires est de 28 jours et correspond au cycle menstruel féminin.

Le calendrier de treize lunes, un calendrier solaire-lunaire.
Ce type de calendrier a pour mesure la moyenne des cycles lunaires (synodique et sidéral) qui est de 28 jours et le cycle solaire de 365 jours. Ce calendrier a existé dans la période que nous appelons préhistoire, une étape très particulière dans l’évolution et que nous avons de toute évidence sous-estimée. Il a aussi été utilisé par différentes cultures toutes très proches de la nature : Celtes, Polynésiens, Egyptiens, Aborigènes… Les cultures qui utilisent encore ce calendrier sont dans une plus grande harmonie que la nôtre et comprennent que la vie est faite d’un équilibre entre l’existence humaine et les forces de la nature.

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