Chapitre VI : Équilibre et organisation
Tel le phœnix qui renaît de ses cendres, nous sommes invités en ce début de Tzolkin à renaître, à remettre les compteurs à zéro pour nous organiser et trouver l’équilibre dans nos vies pour cette sixième lune de l’année, la lune rythmique de l’égalité.
Comme le lézard, animal totem de cette lune, nous avons la capacité de nous régénérer, de repartir du bon pied en prenant de nouvelles habitudes déterminantes pour notre futur. Pour ce faire, nous aurons à abandonner de vieux schémas et comportements obsolètes, et nous pouvons prendre exemple sur cet animal qui n’hésite pas à se défaire d’une partie de son corps lorsque sa survie est en jeu.
Quelles parts de nous-mêmes sommes-nous prêts à abandonner pour cheminer dans le labyrinthe de la vie avec plus d’aisance, plus d’équilibre ?
Tout dans cette lune (l’animal totem, les ondes enchantées) converge pour nous livrer le même message : la capacité à purifier notre énergie vitale pour renaître et se régénérer ; l’invitation à la contemplation, à l’immobilité pour recevoir de nouveaux indices ; et finalement, notre capacité à nous adapter à tout environnement pour favoriser notre guérison émotionnelle par l’acceptation du changement.
Tout ici nous enseigne à privilégier l’agilité de l’âme, la capacité à changer, à s’adapter et à renaître. Alors, comment réagissons-nous face au changement ? Pouvons-nous, comme le lézard, lâcher prise pour nous régénérer ?
Ce sont des questions fondamentales que nous développerons ici pour parcourir cette lune de l’équilibre, qui nous mène à nous organiser pour l’équité. Une invitation à cultiver la foi et la persévérance pour cette lune qui accueille les fêtes de Noël et le Nouvel An grégorien.
Une période souvent chargée d’émotions, d’activités et de rencontres où notre vigilance est sollicitée pour rester ancrés et alignés malgré l’agitation environnante. A nouveau, tel le lézard qui peut disparaître en un clin d’œil, prenons le temps de contempler les intuitions fugaces qui se présentent à nous. Cultivons la sagesse qui réside dans l’agilité de l’esprit, l’art d’être en mouvement tout en restant ancré dans l’instant présent.
L'art de la renaissance
Je ne vais pas vous parler ici de Botticelli ou de Michel-Ange, bien qu’ils puissent être des artistes inspirants… Ici, c’est le début du Tzolkin qui informe cette sixième lune et nous livre quelques clés pour relever le défi entre nos aspirations et la réalité. Notre volonté est à aiguiser pour parcourir ce chemin qui vise à offrir tout le carburant nécessaire à l’expansion de notre graine divine.
Comment pouvons-nous renaître à ce que nous sommes, et à qui nous sommes, si nous oublions notre véritable nature – des porteurs de la conscience galactique, des récepteurs de l’intelligence cosmique, les facilitateurs de la sagesse ancestrale et universelle ?
Il est temps de briser l’enchantement, ou plutôt le sort jeté à l’humanité. Il est temps d’ouvrir les yeux pour rééquilibrer le champ psychique qui influence nos pensées et notre monde.
La base d’une véritable renaissance est la conscience – l’attention que l’on porte aux choses, personnes et événements qui ponctuent notre vie. Si nous considérons toutes les tâches quotidiennes comme des obligations ou des corvées, il est vraisemblable que notre journée nous paraissent pesante. Au contraire, si nous projetons une intention dans chacun de nos gestes, les tâches à accomplir seront plus légères.
Par exemple, vous devez promener votre animal après une longue journée de travail, considérez-le comme votre coach sportif qui vous permet de maintenir une activité plus ou moins sportive ; de même, les devoirs des enfants peuvent être repensés comme un lien que vous entretenez, un regard et un accompagnement pour les aider à grandir. Le repas ou les cadeaux de Noël peuvent passer d’une course effrénée à une occasion de partager des envies, de faire découvrir de nouvelles saveurs…
Bien sûr, opter pour cette voie requiert attention et volonté de choisir l’harmonie, de l’intégrer dans les actions les plus anodines de nos vies. C’est une occasion de « joindre toutes les pièces » (thème de la huitième uinale appelée, « Mol ») ; de rassembler nos personnages de circonstance et leur permettre de se reconnecter à la mémoire de ce que nous sommes, de ce que nous sommes venus expérimenter sur terre en ces temps si spéciaux.
La mémoire, c’est tout le thème de cette première onde enchantée du Tzolkin -l’onde enchantée du Dragon rouge. Dans nos sociétés modernes, l’agitation et les sollicitations permanentes créent de nombreuses distorsions dans nos champs énergétiques. Nous perdons peu à peu la connexion à la véritable nature de notre être, et devenons de plus en plus malléables face à un pouvoir autoritaire qui en profite…
Ainsi, pour retrouver l’équilibre et nous reconnecter à nos mémoires, il est indispensable d’observer les causes de notre déconnexion.
« Nous sommes seulement aux débuts de la verbalisation d’une nouvelle vision qui comprend ce que c’est réellement d’être un être humain – un être multidimensionnel, en évolution, relié de manière complexe à l’intelligence cosmique du temps. »
– Stephanie South, la Reine rouge – Portails vers le temps intérieur
Dès lors, comment nous reconnecter avec cet être multidimensionnel relié à l’intelligence cosmique ?
Il s’agit d’abord de nous débarrasser des couches de certitudes, d’oser renoncer à des idées sur lesquelles nous fondions notre réalité. Nous devons purifier notre énergie vitale en nous détachant des costumes qui parent notre faux-moi et nos personnages de circonstance. Nous sommes poussés à purifier notre espace énergétique pour amorcer la transformation intérieure.
Tel le lézard qui nous enseigne l’impermanence de toute chose, nous sommes appelés à accepter les périodes de transition comme une opportunité de ralentir, de contempler ce qui mérite d’être transformé. Chaque fois que nous sommes confrontés à une épreuve dans nos vies, la résilience et la ténacité sont des clés essentielles pour nous y adapter avec flexibilité et en ressortir grandis.
Souvenons-nous que c’est justement ces périodes de crises qui nous permettent de véritablement connaître nos forces, notre ténacité, notre capacité à respecter notre propre rythme pour amorcer la métamorphose.
Telle la graine qui a besoin d’humus pour germer et se développer, notre reconnexion à l’intelligence cosmique requiert humilité. Pour transformer notre être, il faut d’abord reconnaître ses souffrances et ses défaillances. C’est la première étape à toute métamorphose : prendre le temps de considérer où nous en sommes pour visualiser les prochaines étapes et défis.
Et en cette lune où nous célébrons le solstice d’hiver (Humain jaune cristal, 21/12/2025), les cérémonies, méditations et autres pratiques qui honorent la nature et les cycles naturels contribuent à nous » aligner à une intelligence cosmique plus vaste qui réveille la mémoire de qui nous sommes et la mémoire de la raison pour laquelle nous sommes ici. »
Toutes ces actions pour nous reconnecter à notre véritable nature impliquent de cultiver l’estime de soi, de reconnaître que chaque action menée pour améliorer notre connexion à soi et à la nature, influence positivement notre être et le monde autour de nous.
Nous ne sommes pas séparés, nous sommes interconnectés. Nous communiquons tous les uns avec les autres. Les champs de pensées que nous entretenons créent des ponts qui nous relient, nous informent et nous font grandir. Nous apprenons dès lors, à reconsidérer notre rôle sur cette Terre au moment du point de bascule.
En entrant dans le Château rouge du Tournant, nous sommes invités à réfléchir au virage que nous souhaitons prendre, aux efforts nécessaires à fournir pour garder le cap, pour incarner le véritable équilibriste de la vie.
Réveiller la mémoire cosmique
Être un Magicien de la Terre, c’est commencer à rassembler les parts fragmentées en nous pour retrouver la plénitude. José Argüelles définissaient les Magiciens de la Terre comme « ceux qui prennent la responsabilité de développer leur mental et leur esprit afin de maintenir des niveaux croissants de simultanéité ».
Ici, être un Magicien n’est pas un fait anodin, mais une responsabilité à endosser pour entraîner son esprit et son mental à percevoir le monde différemment. A nouveau, cet exercice demande discipline et ténacité pour diriger sa volonté et affûter son mental et son esprit.
L’enjeu consiste à sortir des boucles répétitives dans nos vies, à cultiver la présence pour être capables de discerner les illusions ainsi que les constructions mentales qui brouillent notre réflexion et nous privent de la connexion à notre graine divine.
Dans nos sociétés déconnectées des cycles naturels, nous avons tendance à limiter notre être à son corps physique. Pourtant, l’être multidimensionnel que nous sommes est en fait un champ électromagnétique capable de communiquer avec les champs électromagnétiques de la Terre et du cosmos. C’est ainsi que nous pouvons recevoir des informations essentielles à la poursuite sereine de notre chemin. Mais là encore, pour recevoir, il faut d’une part, être suffisamment humbles pour accueillir la nouveauté, et d’autre part, avoir fait le vide, décidé de nous débarrasser de nos préjugés et autres pensées conditionnées.
Là, la nature comme toujours est une aide précieuse pour retrouver les mémoires de ce que nous sommes dans le calme et la contemplation. Notre monde intérieur se relie aux forces de la nature, aux lignes telluriques qui » agissent comme des diapasons qui résonnent à des fréquences spécifiques et permettent à l’information provenant d’autres royaumes de communiquer avec notre monde. » (Stephanie South, la Reine rouge).
Nous élargissons notre vision et nos perceptions quand nous autorisons l’entrée de nouvelles idées, quand nous permettons à de nouveaux champs de conscience de parvenir à notre conscience éveillée.
Comment laisser entrer ces informations, ces champs de conscience supérieure ? Comment améliorer notre discernement ? Comment ne plus se laisser berner et manipuler par un narratif cousu de fil blanc ?
La solution dans ce labyrinthe d’informations est la reconnexion à soi par le souffle ; quelques inspirations profondes nous permettent de balayer les filtres qui trient et rejettent les idées que notre mental n’est pas habitué à traiter.
Effectivement, l’équilibre de notre être passe par la remise à sa juste place de notre mental ; il est un serviteur et non un maître, et ce n’est pas lui qui doit décider quelles informations peuvent pénétrer notre conscience.
Pour transformer le mental, maître du jeu en serviteur, il est essentiel de ralentir, de prendre le temps d’observer comment nous réagissons aux informations qui entrent dans notre champ. Pourquoi cette information me touche ? D’où vient cette colère, cette incompréhension ? Existe-t-il d’autres perspectives ?
Par la respiration, nous avons le pouvoir d’élargir nos champs de perceptions et de nettoyer les filtres qui bloquent la transformation. La respiration est un outil de réalignement puissant. Elle crée le lien entre notre être aux multiples dimensions.
Là, le souvenir de qui nous sommes et de cet engagement si spécial que nous avons pris pour nous incarner sur cette planète en ces temps de grands changements, se réactive dans nos cellules, fait vibrer chaque pore de notre corps. Nous décidons de prendre soin de notre véhicule terrestre pour alléger notre enveloppe, et intégrons la vigilance face aux nourritures artificielles proposées par nos sociétés.
C’est aussi de cette manière que nous pouvons diriger notre volonté pour briser les boucles répétitives dans nos vies et pour le monde. Nous brisons l’enveloppe de notre graine pour la laisser germer et lui permettons de rejoindre la lumière et la chaleur pour croître et grandir.
Aucune issue n’apparaît dans le labyrinthe tant que nous nous agitons sans réfléchir. Aucune sortie à l’horizon tant que nous reproduisons les mêmes comportements qui alimentent les mêmes boucles et nourrissent les mêmes réactions.
Le temps est venu d’écouter notre rythme, de tendre l’oreille pour écouter dans le silence l’appel de nos mémoires, de nous laisser guider vers les aspirations de notre cœur.
Alors, quelles illusions doivent être dissoutes pour nous reconnecter à notre véritable nature ? Comment relier les mondes et tendre la main à tous ceux qui en ont besoin, sans oser ouvrir son cœur et se laisser balayer par des émotions fortes qui sont le carburant de notre métamorphose ?
» Pour nous souvenir véritablement, nous devons développer un mental capable de voir à travers les illusions, et capable de se libérer des boucles temporelles répétitives. »
Stephanie South – La Reine rouge
La connaissance est la guérison
Qu’est-ce qui nous éloigne de nous-mêmes ? Pourquoi doutons-nous tant des pouvoirs que nous détenons ? Quelles distorsions dans nos vies modernes nous privent d’accéder à notre être multidimensionnel ? Qu’est-ce qui différencie le chamane de son peuple ou sa tribu ?
Si nous prenons le temps d’observer les chamanes, guérisseurs et autres personnes aux pouvoirs de guérison, nous réalisons qu’il s’agit souvent de personnes qui naviguent seules sur cette planète. Une solitude choisie, une mise à l’écart voulue. Ils préfèrent souvent communiquer avec les animaux et les éléments de la nature plutôt qu’avec des humains, la plupart déconnectés, qui se comportent comme des somnambules, des automates réglés pour accomplir des tâches répétitives…
Leur solitude et ouverture de cœur et d’esprit les conduisent à poser un regard totalement singulier sur le monde. Ils reçoivent des messages et des solutions qui les encouragent à poursuivre leur chemin. Patiemment, ils aiguisent leur regard et leur vigilance, semant des graines de conscience autour d’eux par leur volonté dirigée et leur aptitude à accepter ce qui se présente.
» L’ignorance n’a jamais fait de mal ; l’erreur seule est funeste ; on ne s’égare point parce qu’on ne sait pas, mais parce qu’on croit savoir. «
Jean-Jacques Rousseau
Comment déblayer ces croyances et nous diriger vers la connaissance ?
Le désir de connaître est une curiosité saine qui nous enseigne que pour apprendre, il est important d’ouvrir son cœur, de laisser la pensée et l’univers de l’autre nous pénétrer, imprégner et informer nos cellules, et s’additionner à ce que l’on sait ou ressent.
Ouvrir son cœur débute en appréciant chaque instant comme un cadeau ; c’est un choix et un effort permanents, toujours mille fois récompensés. Bien sûr, ces efforts ne peuvent être consentis que si l’on sait intérieurement quels objectifs on poursuit, et que notre intention ne peut être déviée par un discours dénué de sens.
Maintenir la visée quels que soient les obstacles, n’est réalisable que si nous avons pris le temps d’interroger les profondeurs de notre être ancré à la Terre et relié au cosmos. Là, nous apprenons à mieux nous connaître, à solidifier notre base, à cheminer vers notre vérité.
C’est l’intention, l’énergie que tu places en ton cœur qui donne de l’importance à ce que tu vis et qui peux transformer tes rêves en réalité. Et chaque fois que tu choisis ce que tu vises, tu accrois ta motivation nécessaire aux efforts à consentir pour l’obtenir.
» Exister est un fait, vivre est un art. Tout le chemin de la vie c‘est passer de l‘ignorance à la connaissance, de la peur à l‘Amour. »
~ Frédéric Lenoir (Petit traité de vie intérieure, 2010
Lors de l’écriture de ce sixième chapitre, j’ai été bouleversée, attristée et émue par le sort des vaches et de leurs éleveurs en Ariège. C’est une région dans laquelle j’ai vécu pendant quelques années, et que l’on soit végétarien ou non, le drame qui se joue sous nos yeux révèle l’indifférence et l’ignorance des pantins qui prennent ces décisions iniques.
Des élus et fonctionnaires déconnectés de la vie, de l’amour et du partage ont envoyé des blindés et des hordes de militaires sur une population, encore une fois désarmée, voulant simplement résister pour vivre. Pour avoir vécu sur ces terres, je sais la fierté, le travail quotidien de ces paysans, pour nourrir leurs animaux, sélectionner des bêtes à la génétique particulière, et produire des produits authentiques et riches.
De manière synchronique, c’est dans la lune du rayonnement où l’on prend le pouvoir que le côté obscur de cette tonalité a pris forme : l’autorité, le manque total de lucidité et de concertation avec les professionnels qui, eux savent, connaissent leur milieu et leurs bêtes. C’est aussi pile le moment où nous entrions dans l’onde du Dragon rouge qui nous parle de nourriture de l’être…
Tout est lié ! Trouver l’équilibre entre l’empathie et engagement pour ceux qui souffrent ici ou ailleurs, est d’une actualité brûlante. C’est l’humain qu’on attaque, notre capacité à nous nourrir sainement, à vivre libres sur des territoires de mémoires. Ces atteintes au vivant ont assez duré, sans compter la cruauté avec laquelle ces abattages se sont produits sur des animaux en bonne santé…
Parfois, la colère et la révolte sont nécessaires pour changer le cours des événements et voir advenir le meilleur. A nous de nous organiser physiquement et mentalement pour projeter dans l’univers une issue favorable, pour visualiser le rééquilibrage des forces dans notre monde afin de sauver ce qu’il reste de notre humanité.
Profitons de ces temps de retrouvailles pour activer en nous le guerrier de lumière qui envisage des solutions vertueuses pour l’avenir de nos enfants. Noël en Guerrier jaune électrique nous invite à nous redresser, à privilégier la cohérence : cultiver la paix intérieure malgré tous ces remous en nourrissant l’issue que nous souhaitons voir germer en nous et autour de nous.
En vous souhaitant un merveilleux solstice d’hiver qui nous connecte à la sagesse ancestrale. Puisse-t-il inspirer notre chemin afin de donner le jour à un monde meilleur, plus équilibré pour tous. Puissions-nous rester alignés et centrés pour recevoir et incarner de nouvelles façons de vivre ensemble. Les vibrations de la Nouvelle Terre sont déjà présentes ; elles attendent notre disponibilité pour s’incarner en nous et tout changer !
In lak’ech – Véronique, Aigle bleu planétaire
