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Chapitre IX : intention et verticalité

De nombreuses informations tentent de nous éloigner de notre centre, en insufflant la peur et le doute dans nos esprits et nos cœurs. Face aux événements mondiaux, les révélations recherchent notre sidération. Pourtant, ce qui est révélé ne fait que mettre en lumière des structures et des modes de fonctionnement qui existent depuis la nuit des temps. 

Éblouis par ces révélations, nous ne voyons parfois pas la main tendue pour nous aider. Nous sommes aveuglés et désorientés, oubliant que nous sommes les porteurs de la graine divine, et que les germes de la conscience divine ont été plantées dans chacun de nos cœurs pour vivre précisément ce moment-là.

La neuvième lune est une étape essentielle de l’année, c’est le moment d’affirmer notre intention ; le dernier virage avant la clôture finale de l’année des 13 lunes. Il est temps de clarifier nos intentions, car les alignements planétaires récents, et les deux éclipses solaire et lunaire de la lune précédente continuent de pulser leurs informations pour nous amener vers des changements radicaux. Le ciel nous parle et nous accompagne dans ces grands bouleversements.

Comment alors poser des intentions claires, éviter d’agir avec impulsivité ?

Souvenons-nous d’abord du but de l’année : nous mettre en résonance avec la graine divine que nous portons. Là, l’intention est posée ; l’alignement se produit peu à peu pour agir avec intégrité et une volonté indéfectible de prendre soin de cette graine tel un jardinier cosmique !

Les ondes enchantées de la lune

Une fois de plus, les ondes enchantées qui se déroulent dans cette neuvième lune vont nous aider à aligner notre volonté avec intégrité. D’abord, la fin de l’onde enchantée de la Tempête bleue, l’archétype du Changeur de mondes nous propose de transformer nos illusions, de lever le voile sur nos conditionnements et croyances. Puis, l’onde enchantée de l’Humain jaune, l’archétype du Sage nous rappelle ce que signifie être un Humain. Enfin, l’onde enchantée du Serpent rouge, l’archétype de l’Initié du Serpent évoque notre capacité à survivre sur le chemin de l’initié qui apprend à se connaître.  

Chacune de ces ondes enchantées nous donnent des indices, des pistes à privilégier pour cheminer vers l’alignement de notre volonté à notre intégrité.

Les mois solaires ou Uniales

D’autres cycles influencent la lune, notamment le mois solaire (voir pages de présentation de la lune dans l’agenda de l’année).

Ainsi, nous clôturons la 12ème Uinale « Rompre avec la prudence habituelle et atteindre la lumière blanche » (jour 25 de la lune galactique dans l’onde de la Tempête bleue, en Kin 84 – Graine jaune rythmique) : une invitation à sauter dans l’inconnu, à amorcer le processus de métamorphose ! Accepter de remettre en question le confort de nos conditionnements pour atteindre un autre niveau de conscience. Tels la chenille et le papillon dont nous reparlerons plus bas. 

Puis, nous entrons au 17ème jour de cette lune solaire, en Graine jaune cosmique, Kin 104 (= envol cosmique de l’onde de l’Humain jaune) dans la 13ème Uinale « Fermer la part ambigüe et entrer dans la transe« . Serait-ce une invitation à retrouver le sens profond et le but ultime de notre humanité ? 

Cette 13ème Uinale s’étendra jusqu’à la prochaine lune, la lune planétaire où la 14ème Uinale en Kin 124, Graine jaune résonnante, le retour du Kin porteur de l’année, nous invitera à nous reconnecter et à manifester au mieux le but porté par l’année : l’épanouissement de notre graine divine par la mise en résonance avec le sens profond et but ultime de notre incarnation.

La saison galactique de la Vision

 La saison galactique en cours (cycle de 65 jours) nous révèle également des aspects à développer. Elle continue de se dérouler dans l’intégralité de cette lune solaire. Nous la traversons depuis la fin de la lune résonnante (24 jour Gamma de la lune résonnante – 2 février 2026). C’est  la Saison galactique de la Vision, que nous clôturerons au tout début de la prochaine lune (jour 5 de la lune planétaire = début de la saison galactique du feu universel).

Une saison pour ouvrir les yeux, pour oser aller explorer les recoins de notre psyché afin d’abandonner nos conditionnements et schémas de pensée. Finalement, transformer notre vision étriquée pour incarner l’Humain debout. Là, émerge la nécessité de se défaire de nos habitudes de pensées comme de comportements, d’opérer la grande transformation de la chenille en papillon !

L’animal totem : le jaguar

Au cours de cette neuvième lune de l’intention, l’idée consiste à retrouver notre verticalité, à donner l’impulsion pour la réalisation de soi. Tel le jaguar, animal totem de la lune, nous avançons à pas feutrés, assurés et déterminés, et nous nous dirigeons au cœur du labyrinthe. 

Nous apprenons à garder notre calme, à attendre patiemment le moment propice pour agir. Effectivement, la notion essentielle qu’il nous transmet réside dans la différence entre action et réaction, en nous déclarant « pour » plutôt que « contre ». Nous ne sommes pas « contre la guerre », mais « pour la paix », pas « contre les vaccins », mais « pour la santé » ; pas « contre l’éducation », mais « pour la connaissance ».

Cette posture change tout, car on agit « pour » au lieu de réagir contre ; et notre énergie est dirigée à voir fleurir nos intentions au lieu de nourrir par nos intentions-réactions les fléaux que nous souhaitons transformer. Évidemment, adopter cette attitude nécessite de cultiver nos facultés d’observation en nous et autour de nous pour déceler le moment propice pour agir ; il faut aussi apprendre à attendre patiemment ce moment. 

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Au cours de chapitre, nous allons voir comment développer ces facultés, comment remédier à l’absorption de notre énergie, et la rediriger ; comment aligner notre volonté à notre intégrité pour conserver la motivation nécessaire à tout enclenchement du mouvement. 

 Cette lune solaire est particulièrement chargée par le champ résiduel des derniers événements cosmiques et solaires (éruptions et tempêtes). Tous ces phénomènes peuvent provoquer anxiété et fébrilité. Souvenons-nous que tout est impermanent et que des étapes de mue sont nécessaires pour accueillir la métamorphose !

Nous posons ici les jalons de thèmes qui seront développés et repris dans les passages suivants.  

Alors, êtes-vous prêts à entrer dans la chrysalide ? Quel papillon voulez-vous devenir ? 

Bienvenue dans la neuvième lune de l’année des 13 lunes où nous posons fermement nos intentions, telles des graines semées au printemps, pour les voir fleurir en été !

Bonne lecture – In lak’ech – Véronique Aigle bleu planétaire

De la chenille au papillon : petite histoire de la vie - grand mystère de la science

« Les trois voies de la sagesse sont : l’humour, le paradoxe, le changement. »
– Dan Millman

Quelle force pousse une chenille à devenir un papillon ? Comment un être vivant aussi petit et d’apparence si insignifiante peut subir de telles transformations dans l’unique but de devenir un papillon, de passer d’un insecte rampant à un insecte volant, d’un mangeur goulu de feuilles à un subtil et léger butineur ?

La métamorphose d’une chenille en papillon se fait habituellement dans l’ombre, à l’intérieur d’une coquille opaque protégeant la chrysalide lors de la lente formation de ses ailes flamboyantes. Alors que la chenille rampe, le papillon vole, léger et élégant.

Souvenons-nous aussi que la chenille traverse plusieurs étapes durant lesquelles elle mue plusieurs fois et devient de plus en plus grande. Elle change de couleur à chaque fois. Lors de la mue, l’ancienne peau se déchire, après quoi la nouvelle chenille émerge. La vieille peau est ensuite mangée par la chenille.

Ainsi, de nombreuses mues se succèdent avant la métamorphose finale qui se déroule dans le noir total, et provoque l’envol magique du papillon flamboyant ! C’est un changement brutal et visible de la structure corporelle qui s’opère.

La chenille dans sa chrysalide-bouclier sécrète des enzymes digestives qui dissolvent les tissus contenus dans le nouvel épiderme et les réduisent à l’état de « soupe » informe semi-liquide. Quelques cellules survivent à cette métamorphose, mais l’ADN reste le même, tout comme d’ailleurs certaines connexions dans son cerveau, qui subit un profond remaniement de l’existant, mais semble conserver des souvenirs de sa vie larvaire puisque « l’imago » (nom particulièrement magnifique pour désigner le papillon adulte) finit par aller pondre sur la plante-hôte de son espèce.

Fascinant et tellement instructif pour notre voyage en ce début de lune !!!

Cette métamorphose dans de nombreux aspects résonne avec le chemin que nous devons parcourir pour passer de l’humain-animal-enfant à l’humain debout adolescent, et connaître enfin le véritable amour !

Tout comme la chenille dans sa chrysalide, nous subissons dans notre monde intérieur comme extérieur de profonds changements de structures qui sont réorganisées au-delà des événements visibles.  

La chenille qui rêvait du beau a fabriqué son cocon, sa chrysalide bouclier pour la protéger dans sa transformation. Puis, elle a libéré les liquides pour dissoudre l’obsolète, le superflu, l’inutile. Elle s’est évertué à transformer le grossier en léger, le commun et vulgaire en beauté et en grâce.

Elle a quand même conservé l’essentiel, la mémoire de son espèce, et peut-être même la mémoire des fleurs dont elle a dévoré les feuilles. Peut-être en tant que papillon reviendra-t-elle butiner doucement la fleur, s’excuser de la brutalité de son ancienne forme, et emporter son pollen dans de nouvelles contrées pour offrir à cette belle fleur le plaisir de s’épanouir et prospérer ?

Cette métamorphose participe aux mystères de la vie que notre science ne peut résoudre, car elle oublie bien souvent l’essentiel que tout est relié et que tout participe à la croissance de la vie.

Une fleur choisit-elle de déployer tant de beauté pour attirer les papillons, et permettre le pardon de la chenille à travers le papillon ??? Et ce mystère de la création, énigme pour la science, ne serait-il pas une allégorie pour nous montrer la voie du pardon ?? 

La chenille dévore les feuilles de la plante-hôte jusqu’à pratiquement sa disparition ; elle accumule toutes ses forces pour affronter la métamorphose qui dissout presque tout son être, ne conservant que des cellules souches de son ADN, capables de reconstruire un nouvel être qui se souvient !!!

Alors le papillon naît, et par enchantement céleste, revient butiner la fleur, qui autrefois accueillit la chenille qu’il était. Là, il va disperser le pollen de la fleur, comme le cadeau ultime de gratitude pour ce qu’elle lui a donné autrefois : la possibilité de se transformer. Et la fleur, à son tour, reconnaissante au papillon de choisir son pollen pour l’emporter vers d’autres horizons, reconnaît-elle peut-être cette chenille et lui pardonne-t-elle de l’avoir mutilée ?

La fleur comprend le but ultime de la création et pardonne. Le papillon reconnaît le processus et demande pardon. La boucle est bouclée !!! La beauté peut s’épanouir et se diffuser.

Et  si en observant la vie et la nature, des clés nous étaient données pour transcender la conscience déposée en nous ? Et si ce processus magique permettait par l’action du masculin aligné de pardonner l’apparente insouciance du féminin qui a choisi l’expérience de l’incarnation ? 

Note que les mots « chenille » et « papillon » sont respectivement féminin et masculin en français… Nous y reviendrons plus bas. 

Qu'est-ce qu'un Humain ? D'où venons -nous ? Et pourquoi ?

Des questions qui ont traversé les âges, apparaissent aujourd’hui comme fondamentales en ces temps où notre humanité subit ces ultimes attaques avant la métamorphose ! 

 L’Humain jaune est caractérisé par la Sagesse, l’essence à atteindre, en exerçant son pouvoir de Libre arbitre, par son action qui Influence. Ainsi, les codes mayas nous donnent des clés pour comprendre ce que nous sommes et commencer à répondre à ces questions fondamentales. Des êtres qui influencent et peuvent être influencés et qui ont, au final, le libre arbitre pour parvenir à leur essence divine : atteindre la sagesse. En d’autres termes, des êtres divins incarnés pour expérimenter la sagesse du libre arbitre. 

La citation (à la section précédente) de Dan Millman peut nous aider à définir les voies pour atteindre la sagesse : « l’humour, le paradoxe et le changement ». Elle pourrait nous aider à répondre à la question de comment être un humain. De même, l’oracle de l’Humain jaune magnétique, porteur de ce cycle de 13 jours peut contribuer à affiner cette citation. 

Guidé par son propre pouvoir doublé (le libre arbitre, l’Humain jaune est soutenu par la Main bleue (pouvoir analogue) pour cheminer vers la Connaissance et la Guérison. Pour cela, son défi consistera à se relier à l’Esprit par le Souffle afin de communiquer. Son pouvoir caché, la Lune rouge (cosmique) lui demande pour s’ancrer dans son humanité de purifier le flux de ses émotions.

Finalement, aidé de ses mains, il accède à la connaissance et la guérison. Il peut alors communiquer le souffle de son esprit, car il purifie son corps émotionnel, renforce son ancrage dans la fluidité.  

Le travail manuel, s’il est un guide parfait vers la connaissance de soi,  implique souvent de cultiver l’humour, car nos attentes ne sont parfois pas à la hauteur du résultat obtenu. C’est l’ingrédient indispensable à la persévérance pour atteindre le résultat tel que décrit comme une des voies de la sagesse par Dan Millman. « Le paradoxe » pourrait être incarné par le libre arbitre de  l’Humain influencé par ses émotions. Que peut-on choisir réellement en effet quand nous sommes aux prises d’émotions fortes ?? Quant au « changement », c’est peut-être le Vent blanc qui porte ce défi en nous rappelant que c’est par le souffle que nous pouvons communiquer l’Esprit, et influencer le monde avec la sagesse de notre libre arbitre.

Voilà, quelques jalons posés qui vont éclairer la suite de notre histoire. 

Le « Un sans forme » : une réunion du féminin et du masculin 

« Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme.« 

– Genèse 1:27

Comment alors se peut-il que Dieu ne soit que masculin ? Se peut-il que la Source soit en fait la réunion du masculin et du féminin ? 

Dans certaines traditions antiques du Proche-Orient, cette dualité (féminin/masculin) est souvent  reconnue. Le principe féminin est appelé Asherah, et incarne la Déesse-Mère autrement nommée « Reine des cieux », alors que El incarne le Dieu-Père, et du fait le principe masculin. Qu’on la nomme Asherah, Sophia, Elhat ou Athirat, elle représente l’épouse de El. Le Un sans forme pourrait être ainsi la réunion parfaite de ces deux énergies féminine et masculine. 

Nous sommes donc une création du « Un sans forme », principes féminin et masculin réunis, la création ultime pour faire l’expérience humaine. 

 » Nous ne sommes pas des êtres humains vivant une expérience spirituelle ; nous sommes des êtres spirituels ayant une expérience humaine. » 

– Pierre Teilhard de Chardin

Ainsi, cette citation de Teilhard de Chardin peut orienter notre réflexion sur le pourquoi de notre existence. Imaginons à présent le but ultime, tout en observant d’où venons-nous. 

L’histoire de Asherah/Athirat et El

Athirat et El forment le « Un sans forme », la réunion parfaite des énergies masculine et féminine. L’étude de Athirat ne consiste pas à chasser un mythe, elle participe à retrouver la trace du féminin sacré, rendu muet par la canonisation et les religions monothéistes.

Athirat n’a jamais disparu, elle a juste été cachée. Ses statues nombreuses ont été relayées aux cultes païens, détruites par le clergé patriarcal, et l’attention s’est peu à peu détournée de ce principe féminin qui finira par se transformer en Saint Esprit dans la Trinité !

« Un document apocryphe cite Jésus de Nazareth se référant au Saint Esprit comme « Ma Mère ». Et les Manichéens appellent la Mère du Christ « la vierge de Lumière ». Cette Gloire de la Shekinah, cette Lumière qui signale la Présence de Dieu, est toujours féminine. Elle est … la Lumière, avec laquelle l’Inconnaissable s’est marié à l’aube de la création. Et de la joie de cette union l’univers spirituel est né. Dieu et la Shekinah sont ‘un’ et indissolubles. »

Voilà, exposé devant nous la joie de l’union sacrée entre Shekinah et Dieu (ou tout autre nom) qui crée l’univers spirituel.

Certes, le sujet est vaste et pour ne pas alourdir cet article, je vous laisse dérouler la pelote vous-mêmes si le thème résonne en vous. Quoiqu’il en soit, mes recherches, mes lectures et mes réflexions à ce propos, m’ont mené à imaginer une histoire que je vous soumets, car être humain c’est aussi provoquer l’intelligence qui nous a été donnée. Alors, provoquons-la !

Le rêve du masculin/féminin réunis

Le « Un sans forme », la Source, Dieu créa le monde, et l’homme et la femme à son image. La  joie de leur union sacrée a créé l’univers dans le monde des esprits.

Le principe du yin et du yang des traditions orientales ou Hunab Ku, soleil central des traditions mésoaméricaines reprennent également ce principe en montrant la symétrie et la parfaite répartition du blanc et du noir (yin/yang, jour/nuit, masculin/féminin). 

Les représentations anciennes sont à mon avis des pistes à explorer pour dérouler notre pelote….

Ainsi, Sophia (Shekinah, Asterah , etc…)a rêvé si fort cette union du masculin et du féminin qu’elle voulut créer un être dans la matière, une création ultime dotée de conscience pour faire et vivre l’expérience de l’incarnation de cette union dans des champs et espaces différents. 

Certaines traditions affirment que la création ultime (l’Humain) en s’incarnant aurait subi les forces maléfiques des mondes inférieurs. Cela pourrait aussi se rapprocher du principe de descente de l’esprit dans la matière.

Le principe féminin, conscient des difficultés à dépasser, a donné des clés pour transcender cette union parfaite dans la matière : l’union sacrée. Là encore, il est dit dans certaines traditions anciennes que les femmes étaient instruites pour enseigner et pratiquer cette union sacrée. Par l’union physique entre masculin et féminin, deux êtres qui se reconnaissent et ressentent l’Amour, en s’unissant accèdent à l’union ultime : l’union spirituelle entre les deux principes.

Par cette union, les amants-amoureux franchissaient alors les frontières des réincarnations, et accéder à la Source par l’accomplissement du but ultime de la création : descendre de l’esprit à la matière pour atteindre la sagesse en exerçant notre libre arbitre, et enfin connaître l’amour pour revenir de la matière à l’esprit, à la Source. 

Nous réalisons ici que le clergé patriarcal a éliminé le féminin, transformé et détourné ses pouvoirs pour poursuivre son agenda de séparation. Qu’en est-il alors du principal message de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres » ? Serait-ce une première indication pour nous orienter à nous aimer entre hommes et femmes ? (le contexte historique donne raison à cette hypothèse). Et plus encore, aurait-il finalement livré les indices pour nous rappeler que nous sommes Un, et que nous devons réunir le masculin et le féminin en nous, et donc « aimez-vous les uns les autres » pourrait signifier « aimez votre part masculine et votre part féminine ».  

Bien sûr, ce ne sont là que des hypothèses, la pelote que je défais depuis un certain temps, le résultat de mes réflexions. Toutefois, dans cette année Graine jaune résonnante où l’on éveille le féminin sacré après avoir éveillé le masculin sacré en Tempête bleue rythmique, partager mes réflexions sur ce thème dans la lune de l’intention m’est apparu comme une évidence. 

Puis, j’ai fait le calcul du kin commun entre Graine jaune résonnante, Kin 124 et Tempête bleue rythmique, Kin 19 : 124 + 19 = 143, Nuit bleue cosmique : « Je persiste afin de rêver, en transcendant l’intuition ». Ce kin commun est guidé par la Main bleue, symbole à nouveau de guérison et de connaissance !

Le chemin de l’Humain

Entre les connaissances cachées, les savoirs engloutis et détournés, le défi pour l’Humain consiste à aller explorer de nouvelles idées pour renforcer notre être, sortir de notre coquille, et opérer la mue. La fatigue mentale causée par les armes de distraction massive, nous invite à mesurer notre accès à la technologie et l’information, car quand nous sommes dans un état d’épuisement, nous sommes encore plus sujets à la manipulation. Nous perdons notre connexion à la Terre qui nous informe et nous connecte aux bibliothèques invisibles : ces lieux chargés d’énergie tellurique où l’on trouve souvent des sources, des chapelles, des lieux insolites !

Pour contrer ce défi, nous pouvons activer le Magicien chaman en nous, en nous reliant au moment présent, par le corps, la nature, la respiration. Prendre le temps d’écouter notre voix intérieure, de revenir à notre centre, de cultiver le discernement en prenant l’habitude de laisser chaque information qui nous bouscule être digérée, pensée, déroulée, pesée. Que se passerait-il alors si nous acceptions d’avoir eu tort, de nous être trompés ? Nous pourrions créer des ponts ? Avancer un pas l’un vers l’autre pour se rendre compte que nous ne sommes pas si différents ??  

Ils nous apparaît alors comme une évidence que nos pensées créent le monde, que le champ mental avec lequel nous occupons notre esprit se reflète à l’extérieur. Prenons garde aux opérations psychologiques qui créent et alimentent des divisions en remettant en question nos croyances. Privilégions la réflexion et observons comment chacun transforme à sa manière. Osons coopérer à l’élévation du mental collectif en reconnaissant en chacun une opportunité pour grandir, pour apprendre à lâcher, à aimer, à transformer les rêves en réalité. 

Apprenons à douter, à remettre en question le récit ou narratif conditionné, à provoquer l’intelligence, ce don qui nous a été transmis. Émancipons-nous, et retrouvons la liberté de questionner tout et toute chose. Ravivons la flamme en nous pour éclairer de nouvelles voies, nourrir de nouvelles routes.

Déclarons-nous pour la vie, car c’est bien là que réside le but ultime de l’Humain : vivre et expérimenter avec gratitude la joie de l’incarnation à cette époque si particulière où tout peut être transformé ! Acceptons de nous perdre dans les méandres de l’être pour nettoyer par le souffle nos conditionnements et positionnements obsolètes et futiles. 

Être humain finalement pour moi, c’est faire de son mieux pour accéder à la conscience en choisissant la vie, et de voir en elle une multitude d’êtres qui n’attendent qu’une main tendue pour embarquer sur le chemin sinueux de la découverte de soi. 

Gardons-nous d’être présomptueux, de rejeter ceux qui ne comprennent pas ou ne prennent pas le temps de réfléchir aux idées et concepts qui nous occupent. Chacun a sa route et même celle de l’éveil diffère pour chacun de nous. Finalement, apprendre à s’accueillir soi-même dans toutes nos incohérences, rectifier ces incohérences, et accueillir ou accompagner avec bienveillance et gentillesse ceux qui veulent rejoindre le flot des pèlerins !

Souvenons-nous : « les premiers seront les derniers ». L’arrogance et la suffisance sont à bannir pour franchir le cap de cette bataille ultime qui nous promet le Retour. 

« La vanité est de tous nos vices celui qui nous quitte le dernier. « 

Alfred Auguste Pilavoine

Le labyrinthe : le chemin de l'Initié

La traversée est achevée, nous entrons dans un nouveau Château pour 52 jours, le Château bleu de la Combustion. Alors, quels poids dont il serait nécessaire de se débarrasser, avons-nous remarqué au cours de cette traversée ? Que souhaitons-nous ou devons-nous brûler pour nous rapprocher de cet Humain debout, incarnation du féminin et masculin sacrés ? Quels défis se présentent à nous pour grandir ? 

Avec ses deux séries de Portails d’activation galactique, la traversée de la colonne centrale, et la parfaite symétrie de ces ondes enchantées en plein milieu du Tzolkin, c’est une période dense qui nous attend et qui commence avec l’onde enchantée du Serpent, l’archétype de l’Initié du Serpent.  

Le parcours de l’initié est symbolisé par le labyrinthe, formé par 4 x 11 lignes, il comporte une seule entrée qui est aussi la sortie. Entre-temps, le chemin évolue se rapprochant et s’éloignant du centre, comme une métaphore de notre chemin vers la connaissance de soi.  Couches après couches, on enlève les taches : on se détache. Et parfois, quand on croit être arrivé, on s’éloigne à nouveau…

« En fait, c’est un escalier qui monte dans l’esprit. C’est une mise en rythme qui nous permet d’être au diapason de l’édifice… C’est exactement ce que nous cherchons depuis le début de notre voyage, entendre la musique des sphères. Être rectifié et porté vers le haut à la quête de la lumière…

Au bout d’un moment, nous ne marchons plus sur le chemin. Nous sommes ce chemin.

….

Lors de notre cheminement dans le labyrinthe, à l’image du chemin initiatique, nos premiers pas nous conduisent quasiment au centre, en vue de la rose. Comme pour nous montrer la source, alors que nous, profanes, cherchons la fin. (…)

Accepter que le temps, l’espace et la matière n’aient pas aussi d’importance que nous leur donnons : telle est la leçon de ce labyrinthe. »

– Patrick Burensteinas

De nombreuses pistes ont été semées pour accompagner le moment de transition que nous vivons actuellement. Des espaces comme le labyrinthe de la Cathédrale de Chartres et tant d’autres, ont été créé pour permettre à l’esprit d’entrer dans le corps, et au corps de communier avec l’esprit. 

Tout est devant nos yeux, à ceux qui ont des yeux pour voir. Les textes anciens recèlent de connaissances et de richesses qui affûtent l’esprit et améliorent notre capacité à comprendre notre présent. 

C’est le chemin de l’initié, l’archétype du Serpent. Et tel l’Initié du Serpent nous sommes conviés à un voyage au centre de notre être, au cœur de nos mémoires tant personnelles que collectives. Il nous demande d’aller inspecter notre lignée, et de reconnaître les cadeaux reçus. Devenir Humain implique de dépasser les obstacles et d’affronter les défis. 

Explorer ces mémoires, dérouler la pelote et provoquer l’intelligence exigent un véritable nettoyage de notre corps émotionnel, une mue totale. Les turbulences émotionnelles sont des portes pour les transformer et apprendre des leçons de la vie. Par l’ouverture du cœur,  la reconnaissance des ressentis de la personne ou de la situation qui nous a blessé, nous franchissons la porte de la compassion qui fait de chacun de nous un véritable Humain !

Tel le serpent qui, à l’étroit dans sa vieille peau, n’arrive plus à capter les sensations essentielles à sa survie, nous privilégions le repos et l’isolement pour laisser tomber ces oripeaux ; tous ces conditionnements et croyances qui nous empêchent de voir. Nous décidons de changer de perspectives, d’observer depuis un autre point de vue la vie et ses illusions.

Un extrait du livre « Portails vers le temps intérieur » de Stephanie South, la Reine rouge,  éclaire ce voyage dans le labyrinthe de l’Initié du Serpent : 

« L’histoire cosmique compare notre voyage spirituel à un labyrinthe, où nous embarquons
dans une quête pour trouver notre centre – notre Essence divine. Peu importe ce que nous traversons, la devise d’un initié est : « Tout contribue à faire avancer les choses ».

Cela signifie que toute chose
contribue à notre compréhension, et à notre évolution vers une plus grande conscience et
conscientisation. Ce principe reste vrai même lorsque nous nous sentons coincés dans une boucle
temporelle, ou que nous croyons que nous n’avons pas progressé.

L’évolution a toujours lieu ; tout fait partie du processus, et aucun aspect de nos vies n’en est exclu. »

Plus loin, elle continue :

« Tout au long de l’histoire humaine, un courant de sagesse ininterrompue a toujours existé – dans
les traditions hermétiques, occultes et ésotériques. Cette lignée invisible a toujours attiré ceux qui
recherchaient plus que les vérités du monde de surface. Elle est constituée d’individus, comme toi,
ceux qui sont appelés à dépasser la pensée conventionnelle, qui questionnent les croyances
héritées, et qui explorent les modèles plus profonds de l’existence. »  

Ce chemin certes, n’est pas de tout repos, car l’initié peut se sentir seul au milieu de son entourage. Ainsi, l’initié du serpent ne doit pas être effrayé par la solitude ou l’obscurité. En démêlant l’écheveau de ses pensées conditionnées, il arrive à mieux se connaître. Il commence à observer la manière dont fonctionnent ses pensées, comment tout ce qui se produit en lui, se produit aussi à l’extérieur. Et comme le rappelle la Reine rouge dans ce chapitre consacré à l’Initié du serpent : 

« Le monde extérieur commence à apparaître tel un hologramme qui nous
enveloppe – une projection en perpétuel changement, comme un film aux scènes changeantes.
Finalement, c’est un jeu d’ombres et de lumières, un reflet de notre état intérieur. »

Réaliser, intégrer cette perception de soi et du monde demande du temps et de la pratique ; une discipline et une volonté dirigée, « une quête sacrée : localiser et récupérer les fragments dispersés de la vérité, pour les rassembler pièces par pièces dans un état de plénitude primordiale. »

Dans ce voyage ou « quête sacrée », la compassion et l’humilité sont les clés pour enchanter véritablement le monde en nous et autour de nous. Ce voyage implique souvent de passer de passer par le chas de l’aiguille… Et, c’est par ce trou de serrure que nous ouvrons de nouvelles portes !

C’est ainsi que se conclut ce chapitre consacré à la lune solaire où je vous souhaite de poser votre attention pour que s’épanouisse votre graine divine dans l’amour et la joie !

Dans ce monde linéaire, nos perceptions sont souvent réduites à l’horizontalité. Or, ici et maintenant, nous sommes appelés à retrouver notre verticalité, à nous tenir debout et fiers. Et c’est le centre de notre être (le cœur) qui maintient notre structure stable et droite. 

In lak’ech – Véronique Aigle bleu planétaire

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Si ce texte résonne en vous et que vous avez envie de le partager, allez-y sans modération. Pensez à citer les sources (13lunes.fr) et le scribe derrière cet article (Véronique – Aigle bleu planétaire).

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