|

Chapitre VIII : Cheminer vers l’éveil, intégrer le pardon, transformer la guérison

La lune galactique de l’intégrité ou 28 jours pour intégrer, pour se positionner avec intégrité, pour laisser éclore notre graine divine en lui permettant de suivre les modèles harmonieux de l’univers. 

———————–

Dans cette huitième lune de l’année des 13 lunes, nous sommes en plein cœur du Château blanc de la Traversée, la Cour de la Mort. Ce cycle de 52 jours débuté en fin de lune précédente nous demande de mourir à notre faux-moi pour rejoindre le flot des éveillés qui choisissent les chemins qu’ils empruntent. 

En parcourant les chemins sinueux de notre labyrinthe intérieur, nous visons l’épanouissement de notre être, l’éclosion de la graine divine que nous portons. Au cours de cette lune codée par les énergies du Château blanc, nous sommes appelés à traverser, à explorer de nouvelles voies pour nous réaliser, et reconnaître que nous sommes souvent alourdis par des bagages qui ne nous appartiennent pas…

Comment alors se défaire de ces bagages ? Quels changements dois-je apporter dans ma vie pour permettre l’éclosion de la graine divine que je porte, et incarner cette résonance avec la Terre et le cosmos ? 

Effectivement, tout est ici question d’incarnation, notre capacité à habiter cette vie, à la laisser informer toutes nos cellules, et inspirer notre chemin.

Intégrer, c’est incarner ; c’est comprendre qu’il ne suffit pas de penser ou réfléchir, bien qu’ils constituent tous deux la première étape de ce voyage. Il s’agit également d’harmoniser nos actions et paroles avec nos pensées : faire ce que l’on dit, incarner la vibration qu’on émet.

Pour cheminer harmonieusement dans cette lune et intégrer les leçons sur notre parcours, nous devons d’abord nous éveiller aux déclencheurs inconscients : les blessures et informations qui provoquent un nouveau tour de manège, dans la même boucle temporelle où nous rejouons indéfiniment les mêmes scénarios. 

Puis, en prenant conscience de ces déclencheurs, nous pouvons décider de construire et traverser le pont entre ce que nous croyons être, et ce que nous sommes réellement. C’est un voyage au cœur de l’être, car intégrer requiert de plonger dans les profondeurs…

Enfin, il sera question de cultiver la lucidité afin de transformer ce qui peut l’être, et transcender les traumatismes de notre enfant intérieur afin d’éviter de retomber dans les pièges de manipulation et de l’illusion de notre faux-moi ou personnage de circonstance. 

Cette huitième lune, portée par le faucon, nous invite à prendre le temps d’observer et de scruter avec attention le monde qui nous entoure. Le 8, tel le symbole de l’infini, nous rappelle (comme les Chemins des heptades de cette lune ci-contre) l’importance de rester centrés pour trouver l’équilibre entre réalité et intégrité ; entre nos aspirations et notre vérité et la manière dont elles se matérialisent dans notre réalité.

L’idée au cours de ces 28 jours consiste à cultiver l’accord avec soi en nous posant la question : est-ce que je vis ce que je crois ? Et si ce n’est pas le cas, réfléchir pour trouver les solutions afin de réajuster. 

Cheminer vers l'éveil : explorer nos traumatismes

Au fil de cette lune, nous répondons à la question fondamentale pour savoir si ce que nous vivons est conforme, ou du moins est en harmonie avec ce que nous croyons. Et comme ce qui se produit à l’intérieur se reflète à l’extérieur, nous sommes invités à cultiver lucidité et honnêteté sur nous-mêmes, sur la réalité que nous créons, ou entretenons. Tout un programme !

L’animal totem, le faucon et la Saison galactique de la Vision de l’Aigle nous accompagnent pour nous aider à nous élever au-dessus du brouhaha et du marasme, et aiguiser notre vision pour déceler les programmes perturbateurs inconscients, et voir au-delà de notre prison mentale. Ensemble, ils nous proposent de prendre de la hauteur, de changer de perspectives, et de rester concentrés sur le but à atteindre. Ainsi, nous sommes amenés à réfléchir à la manière dont fonctionne notre mental, et comment il peut être détourné des objectifs fixés. 

Désinformation et opérations psychologiques

Nous vivons dans un monde où le flot incessant d’informations participe largement à notre sidération. Des opérations psychologiques maîtrisées par l’Ordre des voleurs attirent et détournent notre attention pour réorienter le débat. Ainsi, certaines informations de nature décisive, se noient sous un monticule d’informations annexes, souvent clivantes, destinées à nous faire réagir, et réorienter le champ de pensées collectif vers un narratif contrôlé. La controverse est créée pour faire diversion et réorienter le débat vers des sujets choisis par ceux au pouvoir. 

Mais qu’en est-il à notre échelle individuelle ? Sommes-nous soumis par notre mental conditionné aux mêmes illusions ? La réponse pourrait bien être affirmative, car notre mental conditionné filtre, trie et met à la corbeille les informations qui ne s’appliquent, ni ne répondent à ses conditionnements. Il se considère comme le maître dans la maison et choisit les thèmes de nos réflexions conformément aux schémas qu’il nourrit pour son seul et unique confort.

Ainsi, lorsque nous sommes confrontés à une information qui mériterait toute notre attention, car elle résonne par exemple avec une blessure, notre mental fabrique une diversion en faisant entrer dans notre champ une personne ou une situation clivante qui va réorienter notre attention plutôt que de nous laisser traiter cette information dérangeante, et prendre éventuellement les mesures efficaces, parfois douloureuses, pour apporter un véritable changement. 

Tout ce qui n’est pas traité rejoint notre inconscient et finit par gouverner nos vies, comme le formulait déjà Carl Jung. La solution réside dans l’attention que nous portons à toute chose qui se produit dans nos vies. 

Saison galactique de la Vision et animal totem

Redevenir maître en sa maison exige lucidité sur soi et sur la réalité que nous créons, qui nous entoure et nous informe. Le contrôle sur ce qui entre dans notre champ de pensée est une mesure efficace pour intégrer et digérer les informations, car chaque information influence notre état d’esprit, nos actions et paroles. 

Bien sûr, pour arriver à  contrôler les informations entrantes, le mieux est de prendre le temps de se déconnecter des réseaux et de l’information soigneusement choisie pour nous déstabiliser. Prenons alors le temps de réfléchir aux conséquences de chacune de ces influences que nous laissons pénétrer dans le champ de nos pensées. C’est la responsabilité que nous portons en tant qu’être conscient, destiné à un avenir plus grand. 

C’est nous qui dirigeons la lumière vers ce que nous souhaitons voir fleurir dans nos vies. Alors, que souhaitons-nous cultiver pour obtenir les beaux fruits de l’être planétaire que nous sommes ? Quels efforts sommes-nous prêts à consentir pour prendre nos responsabilités ? De quelles habitudes devons-nous nous délester pour cheminer vers le centre du labyrinthe ? Quels signes nous sont envoyés ? Sommes-nous suffisamment clairs et disposés pour les accueillir, ou même les recevoir ? 

Observons un instant la Saison galactique dans laquelle nous sommes entrés au cours de la lune précédente en Aigle bleu électrique, la saison galactique de la Vision. Elle se déroule pendant 65 jours et coopère avec l’animal totem de cette lune galactique, le faucon pour nous élever. 

Chaque saison galactique s’articule autour de 4 gardiens du feu (repérés sur l’agenda par un cœur, un œil, un serpent ou une flamme). Chaque gardien porte une des 4 étapes de sa saison. Le dernier gardien d’une saison porte la flamme de sa saison avec tous ses enseignements vers la saison suivante. 

Ainsi, le Chien blanc spectral clôturait la saison galactique de l’Amour (jour 19 de la lune résonnante, 28/01/2025). Il a porté la flamme de cette saison à l’Aigle bleu électrique pour l’en informer. Quelles sont alors les informations qui lui a transmises ?

On pourrait dire qu’il a transporté les enseignements de la loyauté, de l’amour et du cœur à cultiver pour laisser naître la vision de l’amour. Il rappelle à l’Aigle qu’il est nécessaire de s’élever, non pour dominer et observer le monde depuis un piédestal, mais plutôt pour observer le monde avec amour en s’extrayant du champ de pensées écrasant et dominant. Il lui conseille de nourrir son mental d’amour et de bienveillance. 

Ainsi, au cours de cette saison de la Vision, l’accent est mis sur l’importance de la qualité de nos pensées, car nos pensées créent le monde, et si nous les aspergeons d’amour, le monde en nous et autour de nous rayonnera de cet amour. 

L’Aigle bleu, gardien de cette saison galactique nous rappelle qu’il « crée la vision de ton mental ». Il importe donc d’accorder une attention particulière à nos pensées. Bien sûr, cette voie exige discipline pour quitter le monde confortable des réflexes conditionnés, et reprendre notre envergure en maîtrisant le pouvoir immense qui nous a été confié ; celui de penser, d’analyser, de raisonner, de discerner. En nous engageant dans cette nouvelle saison, il nous est rappelé que sans amour, la connaissance est vanité, et que la vanité aveugle.

Explorer les traumas pour activer la vision

C’est l’amour de soi et du monde qui nous conduit sur la voie de la compassion, une compassion bienveillante pour intégrer et comprendre les traumatismes et blessures qui puisent dans notre force de vie, nous empêchent d’y voir clair, et finalement soustraient notre attention à la nourriture dont notre être a besoin. 

Comme nous le disions plus haut, c’est nous qui choisissons où diriger notre lumière. Telle la graine qui croît vers la lumière, nous maintenons nos efforts pour franchir cette étape. 

Notre vigilance est requise, car explorer exige de garder les yeux ouverts, d’observer notre environnement avec lucidité et honnêteté. Ainsi, quand une blessure remonte à la surface aux détours d’une parole, d’une attitude, prenons le temps de faire une pause, de respirer et d’observer en nous-mêmes et autour de nous. 

Exploration du labyrinthe

Tourné vers l’intérieur, j’explore où me mène ce sentier méconnu, et pourtant familier. J’ouvre mon regard pour dissoudre mes peurs, dissiper le brouillard qui obstrue le champ des possibles. J’ose traverser la tempête de mes émotions, affronter les peurs de me regarder en face. Je pleure, je prie, et pardonne, à moi comme aux autres. Je respire et retire les scores de ma mue, l’enveloppe confortable de la victime installée si fermement dans son rôle qu’elle répète ; celle qui suscite inconsciemment des situations qui amplifient un événement ; celle qui écarte la blessure, et creuse un sillon de plus en plus profond où tout événement peut s’engouffrer. 

Alors j’ouvre peu à peu les yeux sur la prison que j’ai construite, sur les barreaux que je peins pour donner le change, sur ces costumes et masques que je porte, et qui m’empêchent si souvent d’accueillir la vie, les relations comme des reflets, des résonances et ricochets de la vibration que je porte.  

Intégrer le pardon

Combien de fois ai-je brisé un lien, une conversation par mon incapacité à aimer, à respecter qui je suis ? Combien de fois suis-je resté figé dans des croyances et n’ai pas pris la hauteur et la distance nécessaires pour accueillir l’autre ? 

Le chemin du pardon est sinueux. Pardonner les autres et se pardonner soi nécessitent d’aller revisiter une situation. C’est un cheminement intérieur, un dialogue avec soi pour libérer les blocages et les attitudes conditionnées. Dans ce labyrinthe, la réflexion soulève des questions essentielles. 

Avec quelle(s) blessure(s) résonne cette rancœur ? Existe-t-il des manières alternatives d’observer cette situation ? Quel biais cognitif me prive de la vision d’ensemble ? Quelle sagesse puis-je retirer de cette expérience ? Puis-je apprendre à renoncer quand la situation ne justifie pas que je perde ma paix intérieure ? Puis-je cultiver la sagesse de renoncer, de lâcher prise si nécessaire, pour éviter de me confronter à ce manque d’élégance dans ma vie ? 

L’élégance ultime de notre incarnation réside dans le respect de la vie qui nous a été confiée ; respecter ce don de la réflexion, de notre capacité à imaginer, et à rêver le futur. 

Les taches et tâches de l’âme

Ici, dans ce cycle de 52 jours du Château blanc de la Traversée ouvert par le Voyageur du ciel, nous sommes comme des pèlerins. Le pèlerin vise un objectif, il sait où il va. Il comprend qu’en chemin, il devra se délester de certains poids inutiles ou obsolètes. Il initie ce voyage à travers soi pour apprendre à nous détacher. Ce détachement prend la forme de l’Enlaceur des mondes blanc qui affine ce qui a été initié en début de ce Château.  Et comme le dit Patrick Burensteinas, l’âme est venue s’incarner pour se détacher : enlever et nettoyer les taches de précédentes incarnations, de vies antérieures et de résidus karmiques. 

Ainsi, il n’y a pas de petits bobos. Selon notre histoire transgénérationnelle ou karmique, nous rencontrons des obstacles, tels des paliers à franchir pour accomplir la mission confiée à notre âme.

Les taches que notre âme est venue nettoyer se traduisent parfois par des traumatismes ou blessures que nous devons à présent transcender. Car on ne peut se défaire de nos traumatismes, ils seront toujours présents, ils forment notre expérience. Seule la lumière projetée sur les actes qui nous ont blessés peut apporter un nouvel éclairage qui va transformer et même, transcender ces blessures. 

 » Un traumatisme est une réponse émotionnelle à un événement perturbant et profondément bouleversant, ou une série de tels événements. « 

Telle est la définition du traumatisme que nous donne Stephanie South, la Reine rouge dans son dernier livre Portails vers le temps intérieur (bientôt disponible en français). 

Ainsi, les expériences traumatisantes que nous avons vécues, déclenchent une réponse émotionnelle. Ils impactent différemment notre existence selon la tache/la tâche qu’a choisie notre âme au cours de cette incarnation. Selon notre mission d’âme, un bobo résonne et ricoche dans notre vie, quel que soit le bobo (gros ou petit). Mais, reste toutefois une certitude, c’est que chaque expérience traitée, analysée et réfléchie apporte son lot de cadeaux. 

Car finalement, au bout du compte, c’est bien la manière dont nous traitons une information, même traumatisante, qui transforme une information en expérience, en connaissance, en leçon à retenir dans cette vie, et pour celles d’après. 

Alors, nous sommes invités à intégrer l’information transmise, à la regarder en face pour stopper les ricochets. Nous pouvons arrêter d’autoriser le monde autour de nous d’être une caisse de résonance de nos traumatismes enfouis sous les amas d’informations divertissantes, soigneusement disposées et entretenues par notre ego pour détourner notre attention du véritable sujet. Nous sommes vraisemblablement ici pour cultiver la lucidité envers nos blessures, trop souvent érigées au rang de traumatismes, et entretenues comme telles. 

À nouveau, un extrait des Portails vers le temps intérieur peut éclairer ces propos et la voie à privilégier. 

 » On peut observer ces traumatismes comme le matériel brut qui nous a été donné avec lequel fonctionner, et notre tâche consiste à les transmuter en art, ou en une chose bénéfique pour autrui….

Il est important de noter que les traumatismes ne sont pas seulement définis par des événements particuliers, mais aussi par notre expérience subjective. En d’autres termes, ce qui pourrait être traumatique pour une personne, peut ne pas l’être pour une autre. Cette variation se justifie par le fait que chacun possède un chemin karmique unique, et une perspective différente à travers lesquels nous interprétons nos expériences. « 

Il est essentiel de prendre de la hauteur pour s’apercevoir que seul le pardon et l’acceptation peuvent venir à bout de taches coriaces. La rancœur et les regrets – les deux faces d’une même médaille – ne font qu’agrandir la tache, voire l’incrustent dans la trame de nos vies. 

Alors, puis-je partir explorer et imaginer des versions de moi-même lorsque je sors de ce schéma aux répétitions infernales ? Lorsque je comprends que comme tout est interconnecté et, que souvent une situation considérée à première vue comme mauvaise, peut s’avérer dans un second temps (à deuxième vue) déclencher une prise de conscience radicale qui change le cours de ma vie ? 

Et si tel Lucifer qui a chuté par sa colère contre le Créateur pour mettre au défi sa dernière création, nous étions nous aussi confrontés à des défis, des traumatismes à transcender pour en sortir vainqueur, pour réveiller le guerrier de lumière qui comprend que tant qu’il laisse l’extérieur guider ses pas, ils le conduiront dans des endroits qu’il n’a pas choisis, ni souhaités de manière consciente. 

L’acceptation du chemin à parcourir nous conduit vers le discernement, une vision plus large, moins égocentrée de ce chemin. Le cœur et les yeux ouverts, nous accueillons les expériences, vidons notre coupe de certitudes pour recevoir l’information qui nous libère. 

Victimisation et culpabilité : les deux faces d’une même médaille

 Comme nous l’évoquions plus haut, l’ampleur des dégâts causés par nos traumatismes dépend également de notre manière de les traiter. 

Comme toute expérience qui se présente dans nos vies, nous avons toujours le choix de son traitement. Ainsi, une blessure peut servir de béquille, d’excuse à notre incapacité (souvent inconsciente) à traiter cette information en prenant de la hauteur et du recul. 

Il importe de transcender nos traumatismes, car ils deviennent des déclencheurs émotionnels qui influencent nos vies de manière inconsciente. Là encore, un extrait des Portails vers le temps intérieur éclaire le cheminement à privilégier pour retrouver notre souveraineté intérieure.  

 » Amener des mémoires traumatiques à la conscience ne signifie pas que les mémoires cessent d’être douloureuses, mais plutôt qu’elles perdent leur pouvoir d’influencer inconsciemment nos comportements et nos émotions. « 

Se considérer comme victime obstrue le regard, notre champ de vision – car nous émettons un jugement. S’il y a victime, il y a forcément un bourreau… Et la frontière est mince entre les deux… En nous déclarant victime, nous rejetons la faute sur un autre fait ou personne, au lieu de tenter de nous extraire de la situation et d’observer depuis un autre point de vue. 

Se déclarer victime comme coupable, empêche de transcender les traumatismes, car ces deux états éteignent la lumière sur les responsabilités conscientes ou inconscientes dans une situation. L’événement n’est pas vécu et compris à la lumière d’une leçon voulue par notre âme pour poursuivre son nettoyage des taches provenant de résidus karmiques ou transgénérationnels. 

La victimisation comme la culpabilité empêchent le pardon, la reconnaissance des responsabilités partagées dans un événement. Elles voilent le regard et conduisent souvent à l’amertume, la justification – des pièges qui nous enferment dans des postures. 

Pardon = libération

Intégrer de nouveaux modèles, de nouvelles manières d’interagir avec le monde est la voie pour ré-harmoniser l’être que nous incarnons. C’est le chemin que nous propose les 28 jours de cette lune accompagnés des ondes enchantées du Voyageur, de l’Enlaceur et de la Tempête : explorer, traverser, transformer. 

En chemin, des questions surviennent : Veut-on être façonnés par nos traumatismes, blessures et mémoires ? Voulons-nous laisser une blessure ouverte se répandre inopinément sur nos vies, ou sommes-nous prêts à produire des efforts constants et dirigés pour cheminer vers la guérison ? Comment transcender nos traumatismes et trouver dans des expériences douloureuses un enseignement qui nous pousse à avancer en choisissant l’amour et le respect de la vie et de ses dons ? 

Qu’il s’agissent de positions de victime ou de coupable, le pardon est le solvant de nos traumatismes. Il libère notre être des entraves et des chaînes, parfois invisibles, qui nous maintiennent dans des personnages que nous ne souhaitons plus interpréter. 

Le pardon libère et ouvre de nouvelles perspectives en changeant notre regard. Nous remodelons les contours d’une situation, et cultivons l’effort d’aller regarder de l’autre côté du miroir. Et sans cette mise au point, il est bien difficile de nettoyer les éléments déclencheurs, les attitudes qui se répondent. Sans le pardon, nous embarquons dans une boucle infernale du temps qui répète ses schémas jusqu’à leur compréhension, acceptation. Que l’on se considère comme victime ou coupable, les conséquences sont assez similaires. La vie devient lourde, le regard se voile et le cœur se ferme.

Pour retrouver le goût de vivre, la légèreté du jeu de la vie, nous ne pouvons pas faire l’économie de ce regard intérieur qui nous oblige à nous défaire des poids invisibles et des liens subtils que l’on a créés avec une situation, une personne, une relation. Nous pouvons briser cette boucle répétitive qui déclenchent des expériences similaires par le pardon. 

Là, nous activons l’être renouvelé ; celui qui a traversé et nettoyé ses illusions sur le monde et lui-même ; un être qui peut à nouveau respirer et ouvrir son cœur sans peur d’être blessé, car il a appris à considérer chaque blessure comme une offrande, un cadeau qu’il faut certes déballer pour apprécier les trésors cachés.

Déballer le cadeau, c’est oser regarder nos blessures pour les soigner et finalement, découvrir le message (ou trésor) caché. Dans ce message caché se trouvent la compassion – la compréhension des souffrances de l’autre – et le détachement – considérer un événement avec un nouveau regard.

Ce pourrait être le chemin du pardon, telle une ascension, un pèlerinage au centre de notre être pour ré-envisager des situations et sortir de l’aveuglement et des certitudes.     

Transformer la guérison

Porter un regard lucide et aimant sur toute vie, n’était-ce pas là le but ultime de notre incarnation ? Comment y parvenir ? 

Le Changeur de mondes, le maître alchimiste qui guide nos pas dans cette fin de lune, nous invite à aérer notre esprit pour intégrer les changements nécessaires, les informations entrantes. Il souhaite laisser à notre cerveau le temps d’absorber et comprendre comment traiter ces informations, ces signes et ressentis afin de briser la boucle répétitive qui rejoue le même scénario. 

Ce processus de traitement de l’information exige calme et silence ; pratique et réflexion ; concentration, et même mieux méditation et contemplation. 

Dans cet état de calme, nous accédons à la connaissance de soi qui nous aide à mieux appréhender le monde, et mieux entrer en contact avec les expériences posées sur notre route. Et c’est souvent l’amour qui ouvre la porte à la connaissance….

La passion pour un sujet peut transformer chacun de nous en savant ; et l’amour suscite un désir de connaître, de rencontrer l’autre, de tendre vers l’autre. Dans ce désir de connaître, aucune peur de se laisser toucher par des idées qui bousculent, des sentiments qui envahissent. Ils sont considérés simplement comme des signaux qui nous rappellent où se situe la jauge, quel niveau de sensibilité nous avons atteint. 

Seule la connaissance de soi nous permet de mettre en lumière la voie que nous souhaitons emprunter. Elle ne sous-estime pas les efforts à fournir ni la capacité à les maintenir avec constance, car la traversée approche et nous devons nous préparer… 

Voici à nouveau un extrait des Portails vers le temps intérieur qui peuvent nous inspirer dans ce parcours.

« La transcendance se produit après nous être confrontés aux ombres de notre mental inconscient, et après avoir expérimenté pleinement toutes les émotions associées à nos traumatismes, en intégrant ces expériences dans nos vies. Transcender signifie apprendre comment faire basculer notre conscience vers un canal différent. Et au lieu de se concentrer uniquement sur notre identité personnelle ou notre histoire individuelle, nous pouvons nous observer en tant qu’histoire cosmique plus vaste. »

Transformer l’algorithme

Notre cerveau trie les informations en fonction de leur pertinence avec le programme qu’il a établi. Conditionné par la société dans laquelle nous évoluons, ce programme s’est parfois bien éloigné des aspirations de notre âme. Et tel un algorithme puissant, il fait remonter à la surface des informations choisies sans notre consentement, guidant par des suggestions nos réactions…. 

Alors comment transformer les codes de nos algorithmes fondés sur des schémas obsolètes ? 

Nous devons nous souvenir que nous sommes tel l’alchimiste qui transforme le plomb en or, nous sommes ici incarnés en ces temps spéciaux pour apprendre à mener cette œuvre alchimique, à passer les étapes de la transformation et de la transmutation.

Comment alors transformer nos vies ? 

La réponse pourrait contenir dans l’imagination : imaginer la guérison, la visualiser. Nous pouvons, pour y parvenir, cultiver avec passion et patience l’alignement de l’esprit et de la matière, du corps et de l’esprit. 

Nous pouvons décider d’intégrer une vigilance particulière à la nourriture que nous offrons à notre être. Puis, en acceptant les efforts pour changer d’état d’esprit, nous nous impliquons plus intensément dans ce processus. Nous portons notre attention sur notre monde intérieur qui se façonne selon les émotions libérées et celles retenues. 

Toutes les énergies convergent pour faciliter ce grand nettoyage qui mène à la guérison des blessures de notre enfant intérieur. C’est par une attention aiguisée que nous arriverons à intégrer la maîtrise du flux de nos pensées. Nous devons nous élever au-dessus du brouhaha pour nous transformer, et aligner nos paroles à nos actes, nos pensées à nos mots. 

Les deux Uinales de cette lune (cycle du calendrier solaire) nous invite à « dissiper les nuages du doute, et s’élever » et à « Rompre avec la prudence habituelle pour atteindre la lumière blanche« . Ensemble, elles nous rappellent le pouvoir immense que nous détenons : le monde peut changer si chaque individu prend conscience de son pouvoir  – de sa capacité à réfléchir, à se poser des questions, à ressentir sa connexion à la vie. 

Alors, quels choix es-tu prêt à faire personnellement pour changer le monde ?  

« Nos pensées créent le monde » selon Bouddha et tout dans cette lune insiste pour que nous intégrions cette notion. Nous sommes appelés à remodeler les contours de notre personnage pour retrouver l’harmonie en nous et autour de nous. 

Si nous inondons nos esprits de sujets choisis et de réflexions personnelles, si nous décidons de consommer des informations avec modération afin d’être capables de les digérer, nous éviterons bien des écueils : la surchauffe de notre esprit qui crée des tensions et déclenchent souvent des expériences douloureuses. Et ces expériences douloureuses rejouent toujours la même boucle de victime et de coupable… 

Alors, dans cette lune galactique comme d’habitude, tout est entre nos mains. Nous avons le choix, la voie du milieu s’ouvre devant nous. Serons-nous assez humbles pour reconnaître nos erreurs et nous ouvrir à d’autres perspectives ? Serons-nous assez humbles pour accorder notre pardon à ceux qui nous ont blessés ? 

Les deux éclipses, solaire et lunaire, en Chien blanc harmonique et en Graine jaune rythmique, nous rappelle que toute graine plantée avec amour pousse, qu’elle demande notre attention et requiert notre patience. 

Alors pour conclure, je vous invite à penser au lotus qui fleurit dans le chaos et à la graine qui contient tout son potentiel. Souvenons-nous du potentiel que nous portons pour l’intégrer et poser dans la prochaine lune les intentions de notre transformation !

A suivre…

In lak’ech – Véronique Aigle bleu planétaire

A lire également

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.