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Chapitre XI : Singularité et mission divine

Après avoir fait de notre mieux pour cheminer dans notre labyrinthe intérieur, l’idée consiste à présent à nous libérer du manque de confiance et des doutes qui fragilisent notre posture et nous fait trébucher sur les obstacles posés sur notre route. 

Comment retrouver la vision de la mission personnelle et collective qui nous a été confiée dans l’agitation et les changements perpétuels de notre monde ? Comment emprunter « la voie par delà la technologie » en toute sérénité et confiance ?

Au cours de cette onzième lune de l’année, la lune spectrale de la libération, nous devons dissoudre et libérer : dissoudre notre identité conditionnée et nous libérer des abus de pouvoir de notre ego. Au fur et à mesure de ces 28 jours, nous étendons le spectre de notre lumière en nous concentrant d’abord sur la singularité de notre chemin. 

Entre conscience et libre arbitre, acceptation et émotions intenses, le regard se tourne peu à peu vers l’intérieur pour ressentir la connexion au champ unifié de la conscience. Il est temps de dissoudre les anciennes structures qui limitent le spectre de nos choix et nous protègent illusoirement des risques occasionnés par l’expérience de la vie. 

Tel le serpent, animal totem de cette lune, nous nous efforçons de rester souple et vigilant, accordons du temps à notre être intérieur pour lui permettre d’opérer la mue qui ouvrira de nouvelles perspectives et lèvera le voile de l’illusion.

Son enveloppe devenue trop étroite, le serpent s’isole pour changer de peau. Il l’utilise son environnement pour se débarrasser de son ancienne peau et se régénérer. Ainsi, faisant peau neuve, il entre dans un nouveau cycle où il est plus réceptif à ce qui l’entoure, plus souple dans ses mouvements, car moins étriqué.  

Ainsi, comme lui au cours de ces 28 jours, nous veillons à privilégier la connexion à soi afin de reconnaître si notre enveloppe protectrice n’est pas devenue trop étroite. Nous observons notre environnement et choisissons un lieu pour accueillir notre transformation régénératrice. 

Dans cette lune spectrale, nous devons délaisser la complexité apparente du processus (le labyrinthe et ses méandres) pour revenir à la simplicité de la vie. Et si nous considérions ce parcours comme un jeu où nous recherchons la mise en résonance avec ce qui nous donne de la joie, nous profiterions alors de chaque étape, et chaque obstacle serait un défi à relever ?  

C’est ce fil d’Ariane que je vous propose de suivre et de dérouler au cours de 28 jours pour participer avec bonheur et enthousiasme au champ unifié de la Conscience ! En vous souhaitant une merveilleuse lune spectrale de la libération, bonne lecture.

La singularité ou la réunion des potentiels

« J’unifie afin de viser, attirant la conscience… »

Et si l’enveloppe que je croyais protectrice – ma personnalité et ses diverses représentations – était en fait une barrière entre ce que je crois possible et les infinies potentialités de la Conscience ?

Imaginons que la Conscience, curieuse d’observer dans la matière la mise en application de toute sa bonté, projetait son Esprit vers la matière, envoyant des parts d’elle-même, des étincelles de sa lumière. Là, chaque éclat a une mission, un chemin à parcourir, des expériences à vivre. Chaque décision peut modifier le parcours. Et dans ce jeu de pistes, serpenter dans les méandres et se perdre dans les sentiers font partie de l’expérience. Explorer l’inconnu, son monde intérieur est le chemin de l’éveil à soi. 

L’incarnation dans la matière exige de prendre soin du véhicule qui nous a été confié pour cette expérience. C’est le corps qui permet d’identifier les mémoires et blessures qui ressurgissent. Tels des déclencheurs qui nous poussent à nourrir et répéter en vain les mêmes situations, nos émotions et ressentis créent un pont entre ce que nous avons accepté et résolu, et ce qui mérite notre attention pour être dissout et libéré. 

Alors comment ôter ces scories qui dénaturent la saveur de notre expérience intérieure ? Sont-elles un passage obligé ? Sont-elles le fil d’Ariane à dérouler patiemment pour retrouver le chemin du retour ? Et si ce chemin était unique pour rendre compte de la diversité des choix et de la singulière saveur de chaque expérience ? Et si la Conscience, la Source, la Création avait créé cette réalité simplement pour goûter à la saveur de l’expérience intérieure, il faudrait alors concentrer nos efforts pour vivre cette expérience ? 

Chérir la singularité de notre chemin permet de prendre conscience des modes de pensées qui limitent notre mental. Quels conditionnements et idées reçues nous empêchent de briser la coquille  et nous poussent à rester enveloppés dans des situations au confort illusoire ? Sommes-nous capables de remettre en question nos croyances pour accéder à de nouvelles compréhensions où l’intuition et la connexion au Grand Tout jouent un rôle majeur ? Pouvons-nous apercevoir ou visualiser la joie et la liberté de la souveraineté de l’être retrouvée ? 

La mission confiée à chaque étincelle par la Source consiste à alimenter le flux des expériences intérieures. Accomplir cette mission, c’est accepter que chaque saveur expérimentée sur notre chemin contribue à renforcer l’expérience de la Source et son souvenir.  

Et si pour nous réunir à nouveau, il fallait d’abord faire l’expérience de la solitude et de la séparation, pour comprendre et apprécier la singularité que chacun incarne ? S’il fallait faire l’expérience de la singularité de chaque être pour se libérer du sentiment de séparation ? C’est peut-être contrintuitif, mais en reconnaissant chaque être comme ayant une place et un rôle précis, l’expérience singulière de chacun pourrait nous amener à en apprécier la saveur.

Dans la spagyrie,un terme inventé par Paracelse qui concerne la branche végétale de l’alchimie, on extrait d’abord les principes essentiels d’une plante afin de les purifier séparément, ensuite on reconstitue l’ensemble afin d’obtenir un élixir de la plante plus puissant que la plante elle-même.  L’opération générale consiste en une séparation (spao) des principes de la plante pour les réunir (ageyro), après avoir enlevé les impuretés acquises durant l’évolution. J’en profite ici pour remercier Angie qui m’a livré brièvement ce processus et les réflexions qui en découlent. 

La singularité de chaque partie est obtenue par le processus alchimique de transformation ou transmutation. La singularité de la plante pourrait être ici comparée à l’essence unique de chaque être tissée par ses expériences intérieures. Et alors, si chacun cheminait pour retrouver son essence véritable, son élixir, la réunion des êtres accomplis serait bien plus puissante, plus solide et plus ancrée. Évidemment, ce chemin requiert courage, constance et détermination pour oser s’embarquer dans le processus de transformation.

Ainsi, pour obtenir cet élixir personnel, il apparaît essentiel de prendre soin d’abord de nos 3 corps : le corps physique (corps), émotionnel (âme) et spirituel (esprit). Un nettoyage complet s’impose pour être en mesure d’élever notre vibration et de percevoir la lumière au bout du tunnel. Nous avons besoin de détoxifier nos corps et de les nourrir avec des aliments simples, riches en énergie électrique ou force de vie, « car la vibration est étroitement liée à la fréquence ; notre principale vibration énergétique représente notre « signature fréquentielle » unique. » 

« Nos corps sont des temples, et ce que nous consommons – physiquement, mentalement,
émotionnellement – affecte notre vibration. Les produits chimiques, les aliments transformés, et
les pensées toxiques déforment notre fréquence naturelle. Pour rester alignés, nous devons rester
proches de la nature, et vigilants sur ce que nous autorisons à pénétrer dans notre champ. « 

Portails vers le temps intérieur – Stephanie South, la Reine rouge

Ainsi, après avoir accompli cette purification au niveau personnel, nous rassemblons nos 3 corps dans notre élixir personnel, notre temple de lumière qui contient notre graine divine. À l’instar de la graine qui germe en brisant son enveloppe, nous développons ensuite peu à peu nos racines pour nous ancrer solidement sur terre. Et ce n’est qu’ensuite que nous pouvons les déployer et rejoindre les autres membres de notre espèce qui ont eux-mêmes développer leurs racines. 

C’est ainsi que nous pouvons alors aisément continuer le processus de réunification avec le Tout en rencontrant d’autres élixirs – des personnes qui ont eux aussi choisi de se soumettre au même processus.

Le réseau alors se développe silencieusement et infailliblement, puissamment ancré et purifié, les êtres se relient, se reconnaissent et se rencontrent. Là, le jeu peut prendre une nouvelle tournure ; un nouveau scénario s’écrit où chacun a un rôle attribué à la hauteur de ses aspirations et de sa force. 

La Terre : une simulation

« J’unifie afin d’évoluer, attirant la synchronicité… »

Puisque l’énergie ou l’attention que nous accordons à une situation la nourrit ; puisqu’un objet ou une expérience se modifie sous le regard de l’observateur ; puisque les lignes du temps se déterminent dès lors que l’attention s’y fixe, la responsabilité de chacun dans le processus d’émancipation est alors bien plus vaste qu’il n’y paraît. Et l’exploration de notre monde intérieur pourrait réellement transformer nos rêves en réalité. 

Se peut-il que nos pouvoirs soient si grands que la société moderne en soit si effrayée, et que pour subsister elle conditionne et rétrécisse notre mental ; contrôle nos émotions et accapare notre attention par tous les moyens ? 

Les aliments transformés, les technologies et fréquences artificielles bâtissent une sorte d’armure qui nous privent d’une connexion aisée et naturelle à nos pouvoirs et mémoires. Le téléphone inhibe la télépathie, la télévision remplace la vision à distance. Pourtant, toutes ces technologies ont d’abord mûri dans les esprits avant d’être développées pour dissimuler nos capacités incroyables sous le voile de la facilité.

Toujours présenté sous le meilleur jour du confort et de la facilité, le progrès technique et technologique ravit et distrait les esprits, les éloignant de leur nature profonde, et de la seule connexion qu’ils devraient entretenir : la connexion avec soi et le Vivant. 

Souvenons-nous que la cybersphère est la forme artificielle de la Noosphère, les prémices d’une ère où chaque pensée est partagée et ressentie par l’ensemble. C’est un passage obligé ou comme le disait José Argüelles dans son livre Le Facteur maya, « La voie par delà la technologie » qui  implique la nécessité de passer par certaines étapes pour dépasser les tentations et l’endormissement de l’artificiel et retrouver le chemin du retour.  

Et si l’oubli de ce que nous sommes, de qui nous sommes et d’où venons, faisait également partie de l’expérimentation ? Et si ce que nous vivons et ressentons comme des limitations participait en fait à notre libération ? Se peut-il que dans ce jeu de rôles nous devions tout oublier pour faire l’effort de retrouver le chemin du retour et enrichir la Source de nouvelles expériences ? Et si tout était si simple ? S’il suffisait de vivre pleinement les aventures proposées pour apprécier les nutriments offerts par le terrain à explorer ?  

En intégrant notre connexion à la Terre, à la Conscience et à son champ unifié, nous avons l’occasion de « jouer la musique du futur » (la 16e uinale de l’année = mois solaire). Pour jouer cette symphonie, il est essentiel de nous mettre en résonance avec cette intelligence présente partout sur terre, dans les airs, dans le ciel, dans l’eau et le feu. Nous tendons l’oreille pour écouter, attentifs aux signes, prêts à changer de direction, à remettre en question les croyances établies pour passer à une autre étape. 

Dans ce champ unifié, nous avons tous un rôle à jouer, et puisque le pardon est à la fois le don octroyé par la Source et l’énergie la plus puissante à expérimenter, les souffrances vécues ici-bas seraient-elles le matériau nécessaire pour construire un pont et rejoindre l’autre dans ses différences ? Le rôle du méchant dans ce grand jeu cosmique consisterait-il à nous pousser à bout pour aboutir à ce grand pardon ? Aurait-il pour mission de nous montrer la noirceur pour nous engager à allumer la lumière ? À découvrir que nous possédons la bougie et l’allumette pour éclairer un nouveau chemin ?

À nouveau, dans son livre Portails vers le temps intérieur (en phase de correction),  Stephanie South nous donne des pistes à explorer en évoquant la quatrième dimension, le royaume des archétypes d’où proviennent toutes les histoires et mythes ou encore, les films astraux :

 « Ces films astraux peuvent être considérés comme des empreintes ou des scénarios à partir desquels notre réalité est constamment façonnée et remodelée.

Imagine des scénaristes éthériques, occupés sans cesse à modifier et ajouter des dialogues à cette
réalité. Ils insèrent également de nouveaux personnages, en enlèvent, et ajoutent des
rebondissements dans cette réalité terrestre, qui elle n’est que la fractale d’une projection
cinématographique cosmique plus vaste.

Ainsi, dans ce modèle, la quatrième dimension est une position intermédiaire entre la troisième
dimension et les dimensions supérieures….la quatrième dimension agit comme un filtre à travers lequel la pure énergie et la conscience sont réduites et condensées dans la forme physique. »

Portails vers le temps intérieur – Stephanie South, la Reine rouge

Accepter le chemin initiatique

« J’unifie afin d’aimer, attirant la loyauté… »

En acceptant ce chemin initiatique où j’observe les rôles de chacun de manière holistique, j’élargis mon point de vue et je me libère de l’enveloppe protectrice où je végète. J’encourage mon être à choisir le sentier pentu et orné de ronces, et décide de me transformer en pionnier qui déblaye le chemin. 

En me dirigeant à l’intérieur, vers le soi aux dimensions multiples, je reconnais qui je suis et trouve le chemin vers le centre mon être. Là, je prends conscience de l’illusion qui me pousse à croire que je suis seul. Je réalise que même si mon chemin est unique, toutes les routes convergent vers un but (tous les chemins mènent à Rome 😉 : la rencontre avec Soi pour se relier à la Source et participer avec joie et enthousiasme à l’expansion du champ unifié de la Conscience. 

Et même si la route est longue, que bien souvent les avant-postes sont difficiles à tenir et que parfois la volonté s’estompe, je sais que le chemin déblayé bénéficiera à tous ceux qui voudront l’emprunter.

« Au moment venu, la vision de la Nouvelle Terre enflammera la totalité du champ collectif. Elle n’apparaîtra pas comme une information, mais comme une perception directe – une connaissance intérieure universelle. En un instant, tout le monde verra la lumière. Le voile sera levé. Les origines cosmiques oubliées et les missions d’âme prises depuis longtemps, remonteront à la surface. Cette transformation n’est pas un événement dans le futur – elle a déjà commencé ».

Portails vers le temps intérieur – Stephanie South, la Reine rouge

Dans cette lune spectrale, se mettre en résonance avec la graine divine ensemencée en chacun de nous, est notre responsabilité tant individuelle que collective.

Aucune force ne peut égaler la réunion d’êtres accomplis : des êtres qui ont eu le courage de traverser les épreuves tout en gardant la foi et en préservant l’intégrité de la mission confiée. Ceux-là ont fait le choix de se souvenir de l’harmonie primordiale. Ils sont ceux qui éclairent le chemin pour encourager les novices à s’engager dans cette quête bordée d’illusions et de questionnement. Une chasse au trésor, où plus on enlève des couches et expérimente le dénuement, plus la route se dessine avec clarté. 

Nous disposons de 28 jours pour dissoudre cette enveloppe qui nous compresse, pour nous libérer des croyances qui limitent notre vision du monde, de la réalité et de nos possibilités. 28 jours pour nous relier à la sagesse de la Terre, à l’intelligence coopérative du vivant ; pour nous laisser inspirer afin de faire vibrer notre graine – la faire danser sur la musique du futur. 

Alors, quelle singularité incarnes-tu ? Quelle note de musique souhaites-tu ajouter à cette symphonie ? Quelle musique es-tu prêt à jouer pour te libérer de tes vieux costumes et de ces scénarios obsolètes ? Quel chemin veux-tu éclairer pour élargir le spectre la conscience ? Quel rôle es-tu décidé à incarner dans cette simulation ? 

In lak’ech – Véronique





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