Le mandala : la forme qui apaise et nourrit
Avant de commencer le quatrième chapitre de notre histoire consacrée à la lune de la forme, faisons un petit retour sur la lune précédente, la lune du service et sur le Château jaune du don, qui se clôture à l’ouverture de la lune auto-existante de la Chouette.
Prenons un instant pour remercier les cadeaux apportés par le service déployé pour résonner avec sa Graine, et ainsi reconnaître la souveraineté de chaque être.
Retour sur le Château du Don et la Lune du Service
Si au cours de la dernière lune et du Château du Don, tu as été attentif aux messages de ton cœur, tu as trouvé les clés pour nourrir ton feu intérieur afin qu’il diffuse ta lumière et ta chaleur et les communique autour de toi. Tu es alors entré fier et debout dans la Cour de l’Intelligence.
Ainsi, tu t’es offert ce cadeau, le don d’explorer ton être intérieur pour mieux te connaître et guérir de tes illusions et tes combats futiles. Là, ta vision s’est élargie, et tu commences à voir, à te souvenir. Et tu contribues à transformer ton évolution, ta marche sur la Terre en conscience, relié à ton être divin.
A présent, tu récoltes les fruits de ton engagement, de l’œuvre accomplie peu à peu, tissée bout à bout. Ton Guerrier a pu observer avec discernement ce qu’il devait lâcher. Aligné à l’Esprit, il sait qu’exprimer l’harmonie dans son quotidien requiert un dépassement de soi.
L’entrée dans la lune auto-existante et le Château vert de l’Enchantement
Attentif à ses intuitions, il les a peu à peu transformées en connaissances, en réminiscences, en expériences. Il est allé puiser à l’intérieur de son être, dans le silence et la solitude divine. Il a compris que la recherche de l’harmonie et la paix intérieure est un choix de tous les instants. Il s’est préparé à entrer debout dans le Château de l’Enchantement où l’Humain se synchronise.
Il peut maintenant définir la forme qu’il va donner à son action, mesurer la force à donner à son combat. Et en entrant dans la lune auto-existante de la forme, portée par l’animal totem, la Chouette, il commence à y voir plus clair. Et il ne fait à présent plus aucun doute que le pire ennemi qu’il ait à combattre, est lui-même, son ego et sa vanité.
C’est dans cet esprit de quête d’harmonie que la lune auto-existante va se dérouler de manière totalement symétrique.
Observe : le premier jour de la lune est le dernier Kin de l’onde du Guerrier, l’Étoile jaune cosmique ; ensuite, apparaissent deux ondes enchantées complètes, l’onde enchantée de la Lune rouge et l’onde enchantée du Vent blanc ; pour finir avec le premier Kin de l’onde enchantée suivante, l’Aigle bleu magnétique. Que vient nous dire cette symétrie ?
La symétrie évoque une figure régulière et harmonieuse. Elle nous renvoie à une idée d’équilibre, à une distribution régulière, à une similitude, une correspondance. Ainsi, on pourrait se concentrer au cours de cette lune auto-existante, qui s’ouvre avec l’Étoile jaune cosmique « Je persiste afin d’embellir » et se clôture avec l’Aigle bleu magnétique, « J’unifie afin de de créer » sur l’importance de trouver en soi les ressources pour demeurer aligné afin de donner une forme harmonieuse à notre action.
L’observation de l’ordre synchronique nous pousse à porter notre attention à cette graine divine solaire que nous portons en chacun de nous. C’est aussi une invitation à trouver les moyens qui nous éloignent de la distraction pour poursuivre la germination de notre Graine.
C’est ainsi que se poursuit notre cheminement dans le labyrinthe où le mandala agit comme un moyen habile pour exprimer l’harmonie, la symétrie et surtout, se concentrer sur les émotions qui nous traversent pour transformer la vision réduite que nous avons du monde, de nous-mêmes et de nos pouvoirs.
Je nous souhaite à tous de laisser s’exprimer l’Artiste qui en ouvrant cette lune symétrique nous montre la voie à privilégier pour donner la forme à nos actions. Souvenons-nous l’art donne à voir ce qui est inconscient. L’artiste est le médiateur, le révélateur d’émotions qu’il partage comme le fruit de ses introspections.
Dessiner un mandala au cours de cette lune peut être un exercice révélateur de schémas qui se répètent dans nos vies ; une sorte de miroir de ce qu’on ne pouvait voir, une possibilité de saisir l’invisible… Osons être les artistes de nos vies, donnons forme à cette possibilité infinie et vertigineuse !
« L’art consiste à libérer la vie que l’homme a emprisonnée. » – Gilles Deleuze
La chouette : animal totem de la lune
Qui de mieux que la chouette pourrait incarner cette période de l’année où le monde des morts visitent celui des vivants, où nous nous souvenons de nos ancêtres et de leur sagesse ?
Oiseau nocturne et mystérieux, au regard perçant et au vol silencieux, la chouette hulule dans la la nuit comme pour nous rappeler l’importance du silence pour écouter… Son cri reconnaissable entre tous est comme un appel à la vigilance et la contemplation. Tel un guide spirituel, elle nous amène à observer les ombres, à traverser la nuit noire de l’âme pour transformer nos attachements qui nous éloignent de la lumière.
Dans ce monde agité où tout devient de plus en plus grossier, elle nous appelle à nous connecter au plan subtil, à distinguer l’illusion de la réalité. Elle nous enseigne que l’obscurité n’est pas à fuir, mais qu’il est nécessaire de l’embrasser lorsqu’elle survient, car c’est le seul moyen de renaître. Souvenons-nous que la graine comme le diamant se forment dans l’obscurité, et sont soumis tous deux à une tension colossale.
L’époque que nous traversons actuellement est une transition, une période de tensions fortes, de polarités exacerbées qui tend à sidérer la majeure partie de notre humanité. La conscience qui s’éveille en chacun de nous se produit silencieusement. Elle n’a rien de comparable au vacarme fait par ceux qui veulent la combattre ou la contenir. Elle exige de nous une transformation intérieure profonde pour comprendre et surtout intégrer qu’il appartient à chacun de cheminer à travers sa propre exploration intérieure sincère et perspicace.
Pour traverser ces périodes de grande confusion, apprendre quelque chose de nouveau reste essentiel. Réfléchir et explorer des thèmes, des auteurs, des talents méconnus c’est aussi dépasser ses schémas conditionnés, oser franchir le seuil où l’on ne connaît rien, où l’on fait le vide pour recevoir.
La chouette ici nous rappelle que la connaissance diffère du savoir ; que la connaissance se fonde sur l’expérience et qu’il est nécessaire de faire l’expérience du savoir pour éviter notamment le piège de la vanité…
Cet éveil à la vérité pique parfois, car la transformation et la guérison qui en découlent nous demandent de regarder l’invisible avec courage et d’accepter l’inconnu comme un passage obligé vers une compréhension plus profonde et plus équilibrée de soi, du monde, de nos relations et expériences.
Ainsi, la chouette nous invite à poser un nouveau regard sur nos vies, à percevoir ce qui échappe au regard pressé, à saisir en plein vol les impressions fugaces qui nous traversent comme un appel à la vigilance et la présence.
L'éveil du féminin sacré : réunion et réconciliation
Cette année en entrant dans le labyrinthe, nous partons à la quête du féminin sacré. Cet aspect féminin de chaque être a été si longtemps réprimé qu’il reste encore bien souvent dévoyé. Le féminisme radical complique les rapports homme/femme, et nourrit les tensions et les frustrations de chaque côté.
Pourtant le féminin sacré habite chacun d’entre nous, homme ou femme, nous sommes tous les fruits d’une union entre deux énergies complémentaires. Le temps est venu d’abandonner la lutte entre les sexes pour laisser circuler l’information qui change le tableau polarisé dans l’ignorance et la défiance.
Prenons le temps d’observer le monde dans lequel nous sommes incarnés. Tout est dualité : la Lune et le Soleil, astre nocturne et astre diurne, l’esprit et la matière. Serions-nous ici pour incarner une seule version du tableau ? Ne perdrions-nous pas en richesse si l’on concentrait notre attention sur un seul côté de la médaille ? Oserons-nous être assez curieux pour observer telle la chouette une situation à 180° ?
Être en amour avec soi : un défi
Imagine, pouvoir changer les choses par ton unique présence. C’est pourtant ce que nous faisons tous de manière plus ou moins perceptible. Alors, pour changer positivement une relation, une situation, il suffirait d’améliorer notre présence ?
Quels efforts, quelle discipline sommes-nous capables de mettre en place et de poursuivre pour expérimenter l’harmonie dans notre quotidien ? Quelle forme peut prendre mon action si je ne suis pas en accord avec moi-même, si je refuse de voir, de comprendre dans mon cœur l’expérience qui m’a été offerte d’explorer les profondeurs de mon être conditionné ?
Les mémoires et émotions parasites sont celles qui s’accompagnent de regrets et laissent l’oiseau de la tristesse se poser sur nos épaules, et y faire son nid. Le regret, comme sa cousine la culpabilité, focalisent notre regard sur nos « échecs ». Là, notre cerveau tourne en boucle, essayant de trouver la parade, ce que nous aurions pu faire pour éviter cela.
Mais, cette expérience considérée comme négative n’était-elle pas nécessaire pour nous encourager à changer notre regard ? Comment pouvons-nous intégrer cette expérience, si nous la considérons comme un échec, une faute impardonnable, si nous n’envisageons pas qu’à cet instant c’était la meilleure option sur notre chemin ?
Le regard voilé par la tristesse et les regrets, nous ne parvenons pas à saisir les enseignements derrière nos actions et nous consolidons les bases de nos « erreurs », les reproduisant car incomprises…
Comment alors se débarrasser de ces émotions parasites ?
Commence par observer là où tu en es. Contemple les miroirs offerts sur ton chemin, les personnes rencontrées, tes interactions avec elles, là où ça accroche et là où c’est fluide. Laisse-toi traverser par ces émotions, sans t’y accrocher, sans t’y attacher, et respire pour les laisser circuler. Évite de te juger et de juger les autres ; ils interfèrent simplement avec toi, ils pointent parfois des choix inconscients que tu perpétues, car tu n’as pas encore vu les costumes de scène que tu enfilais.
Oui, être en amour avec soi est un défi, c’est persister afin de nourrir l’être qui accepte, pardonne et évolue. Tu vois l’effort demandé pour trouver l’équilibre dans le silence, la contemplation, l’immobilité solitaire ? C’est la seule manière de recevoir les messages essentiels à la poursuite de ton chemin dans la sérénité et la joie.
C’est un effort de chaque instant, car beaucoup tenteront de te dévier de ta paix intérieure. C’est normal, nous traversons une mise à l’épreuve. Nous entrons dans le Château de l’Enchantement. Comment enchanter le monde, si nous sommes toujours traversé par les regrets, la colère, la division ? Si nous nous laissons aller et emporter par des émotions qui ne sont peut-être plus les nôtres, mais seulement l’écho persistant de schémas inscrits profondément ?
Tel un jardinier face à de profondes racines, il est nécessaire de trouver des moyens vertueux et habiles pour déraciner en profondeur les réflexes conditionnés qui nous mènent, souvent à notre insu, à revivre les mêmes situations.
Bien sûr, la connaissance de soi permet de déjouer les pièges de l’ego. C’est aussi prendre le temps de s’observer pour déceler les schémas conditionnés, les émotions et les mémoires parasites qui nous conduisent à reproduire les mêmes erreurs.
Ici, le Guerrier intègre qu’il est le seul responsable des situations et rencontres vécues, qu’il lui appartient de choisir et privilégier la lumière dans tous les combats qu’il s’apprête à livrer. Et encore fois, son plus grand ennemi est lui-même, son ego qui tremble devant l’inconnu.
S’extraire de la toile tissée qui nous maintient séparés les uns des autres, féminin comme masculin, c’est peut-être trouver le dissolvant adéquat qui pourra éliminer cette enveloppe qui nous contient et nous enferme.
Quel pourrait-être ce dissolvant ? Et si tout résidait dans la respiration, dans la connexion au souffle de l’Esprit en balayant ce que nous pensons connaître de nous-mêmes ? C’est la voie du labyrinthe qui s’ouvre devant nous dans la seconde partie de la lune auto-existante. Améliorer notre capacité à rester centrés en acceptant l’impermanence dans toute situation.
Le souffle : dissolvant universel
Porter notre attention sur le souffle. Observer quand notre respiration se saccade pour nous avertir qu’une situation nous bouscule. Apprendre à respirer amplement pour faire le vide et lâcher, lâcher, laisser couler pour enchanter le monde.
Nous avons pu voir derrière le miroir du Soi que l’Esprit est en toute chose, qu’il anime toute vie et qu’il répond à notre vibration. Alors, comment changer notre vibration, élever notre fréquence si ce n’est en utilisant notre pouvoir immense et si invisible : notre souffle.
Chaque fois que tu respires, tu reviens en ton centre, dans ton cœur où la vérité de ce que tu es réside. Nul besoin de rechercher l’approbation et la reconnaissance. Tu es une pièce du puzzle cosmique. Tu as un rôle à jouer dans toutes tes interactions. Que choisiras-tu alors ? Revivre une situation, car tu ne l’as pas comprise ? C’est souvent l’option qui nous est proposée, mais l’issue de cette situation est de notre responsabilité. Choisissons-nous la répétition enfermés dans une boucle, ou faisons-nous de notre mieux pour porter une nouvelle solution, pour clôturer le dossier ?
Prends alors le temps d’observer ce qui revient se jouer. Prends le temps de respirer pour balayer les regrets et rester dans la présence. Laisse-toi traverser par ce qui se présente, ce qui se dit et apprends à jouer avec les cartes qui ont été distribuées.
Souviens-toi tes pensées créent le monde, et ce que tu penses, tu l’émets, tu le vibres. Alors, comment croire que ces pensées ne se reflètent pas à l’extérieur, ne se matérialisent pas dans ta réalité ?
Tout est de notre responsabilité, collective et individuelle. Tout est entre nos mains. C’est vertigineux et gigantesque d’avoir tant de liberté ! Qu’en feras-tu ? Laisseras-tu passer cette opportunité de nettoyer dans cet instant offert ton attachement à des schémas inconscients ? Laisseras-tu ton esprit embrouillé, tes canaux de perceptions bouchés et encombrés par des champs de pensées qui ne t’appartiennent pas ou plus ?
A nouveau, c’est l’amour et le respect qu tu portes à ton être qui créent un bouclier puissant. Ce bouclier est ton champ énergétique, une barrière infranchissable pour le malin qui prend plusieurs visages… Ose terrasser le dragon de ton ego avec le souffle de la vérité et de l’amour pour affiner la purification de ton onde de forme.
Élève tes pensées
Nos jugements et certitudes sur nous-mêmes comme sur les autres nous enferment et nous poussent à reproduire invariablement les mêmes choix inconscients et parfois, si déroutants pour notre paix intérieure.
Et si nous voulons conserver notre pouvoir, notre capacité à rester souverains, comme il nous sera demandés au cours de la prochaine lune, il nous appartient de veiller à ce qui occupe nos pensées. Car les schémas auxquels notre mental répond de manière automatique et inconsciente sont des champs vibratoires auxquels nous nous accordons.
Dans cette guerre de fréquences où la distraction et la sidération sont utilisées pour nous détourner de notre chemin, la lune auto-existante de la forme se clôture avec le premier Kin de l’onde de l’Aigle bleu. Un petit clin d’œil pour nous rappeler que tout, d’abord se crée dans notre esprit.
Alors, nettoyons notre corps et notre esprit. Buvons beaucoup d’eau en posant des intentions pour laisser le flux de ces informations couler à travers nos cellules. Respirons pour créer de l’espace et balayer les recoins sombres de notre mental. Observons notre être pour lui donner une chance de progresser et d’emprunter une autre voie, une autre piste dans le labyrinthe de la conscience.
En te souhaitant de prendre le temps de mesurer avec un regard perçant l’ampleur de ta tâche, et de t’éveiller à la vérité qui réside et vibre dans ton cœur.
In lak’ech – Véronique Aigle bleu planétaire
Un petit jeu pour conclure
Comme le cerveau apprend bien mieux avec le jeu, je vous livre un petit jeu simple pour laisser aller nos émotions qui parasitent notre quotidien et nous éloignent de notre vérité en ressassant toujours les mêmes discours….
Récolte les pétales d’une rose qui embaume. Visualise chaque pétale comme une de tes fameuses « erreurs », et attribue à chaque pétale un de tes égarements. Ouvre tes mains, à hauteur de ton cœur et pose chaque pétale dans le creux de tes mains. Porte tes mains à ton visage pour sentir et te laisser imprégner par ces effluves délicates.
Remercie chacune de tes erreurs en emplissant ton nez de ces senteurs. Respire amplement et laisse les pétales de rose te rappeler que le chemin de l’humain est parsemé d’erreurs. Pense au labyrinthe où tu peux te perdre pour mieux comprendre. Souviens-toi que tes erreurs te perdent, à la mesure de l’importance que tu leur accordes.
A présent, ouvre les mains et laisse s’envoler dans le vent ses pétales de roses en les remerciant des leçons enseignées. Visualise à l’envol de ces pétales dans le vent, tes schémas conditionnés, tes regrets et culpabilité qui s’envolent et s’éloignent de toi. Laisse-les partir, abandonne les versions de toi-même qui s’appuyaient sur eux.
Si cet article résonne en vous, partagez-le sans modération.
Et si vous pouvez apporter votre pierre à mon édifice en me soutenant financièrement, je vous en remercie. Chaque geste est comme une goutte dans ce vaste océan qui nous relie. Merci
Véronique – Aigle bleu planétaire
